Dans son bilan pour la campagne de 2020 publié le 23 novembre 2021, FranceAgriMer estime la production de miel à 31 791 tonnes en 2021. C’est 47 % de plus qu’en 2019 où la récolte était estimée à 21 637 tonnes, et 4 000 tonnes de plus qu’en 2018, une année considérée exceptionnelle.

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Une production principalement localisée dans le Sud

La production de miel a fortement augmenté dans toutes les régions de France, et elle est principalement concentrée dans l’Est et la moitié sud du pays. Deux facteurs expliquent cette forte progression : une nette amélioration du rendement et d’autre part, une augmentation du nombre de ruches.

Des rendements en hausse

Après avoir reculé 2019, après deux années consécutives de forts rendements (2017 et 2018), le rendement moyen en miel issu de l’agriculture conventionnelle a progressé nettement en 2020. Il est estimé à 23,2 kg par ruche, soit 30 % de plus qu’en 2019.

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Le rendement augmente proportionnellement à la taille de l’exploitation, passant de 18,1 kg par ruche pour celles comptant moins de 50 ruches à 28,8 kg pour les cheptels de plus de 400 ruches. Ce rendement de 2020 se situe à un niveau élevé, mais reste inférieur à ceux de 2015 et 2018. Les plus fortes hausses de rendement concernent le centre et l’est de la France.

Les plus grandes hausses de rendement des ruches en miel se situent dans le centre et l’est de la France. © FranceAgriMer

10 % de ruches supplémentaires

Durant la campagne de 2020 et pour la troisième année consécutive, le nombre de ruches en hivernage a augmenté pour l’ensemble des catégories d’apiculteurs atteignant un total de 1 740 646 ruches.

Après une hausse de 2 % à l’hiver 2016-2017, de 9 % à l’hiver 2017-2018, de près de 8 % à l’hiver 2018-2019, le nombre de ruches mises à l’hivernage a progressé de 10 % à l’hiver 2019-2020.

Le déficit commercial continue de se dégrader

Avec une consommation nationale à environ 45 000 tonnes par an, la France n’est pas en capacité de répondre à sa demande. Depuis plus de 10 ans, la production progresse mais ne suffit pas à couvrir une demande de plus en plus forte. Par conséquent, la France importe du miel pour pallier l’écart entre consommation et production.

En 2020, le déficit de la balance commerciale en volume était de 30 800 tonnes contre 28 300 tonnes en 2019. Cela représente une dégradation de 8,8 %. Le déficit représente un total de 88 millions d’euros pour 2020 contre 79 millions d’euros pour 2019.

Renaud d’Hardivilliers