Aux éleveurs pyrénéens, il a promis une meilleure régulation du loup et le prélèvement des ours au comportement prédateur. Face à une mère et à son fils de l’Aveyron sur le point d’entrer dans le métier, il a parlé de prêts d’honneur et d’une loi foncière « à venir » (lire l’encadré ci-contre). À un agriculteur des Deux-Sèvres l’apostrophant sur le retard de paiement des mesures agroenvironnementales et climatiques (MAEC), il a annoncé des dispositifs d’accompagnement.

Un salon moins tendu

Plus largement aux agriculteurs français, le chef de l’État a promis une Pac plus protectrice, avec une réserve de crise pluriannuelle et des plans de filière à l’échelle européenne. Le Président est en campagne. Il veut faire de l’agriculture « un actif stratégique » pour faire face aux grandes puissances, et placer les producteurs au centre. « On se rend compte qu’il est de bonne volonté mais qu’il semble mal entouré, a commenté Daniel, un éleveur de bovins. Il faut peut-être juste réinjecter de la ruralité à l’Élysée. » Un discours qui contraste avec les sifflets et les vifs échanges qui ont ponctué la visite présidentielle de l’an passé.

Cette année, le Sia se déroule dans un climat moins tendu. Pour les filières, l’heure est aux premières conclusions des négociations commerciales avec la grande distribution. Alors qu‘Emmanuel Macron a distribué les bons points au secteur laitier et de la volaille, ce ne fut pas le cas pour la filière viande bovine. « Pourquoi la viande française n’est pas mangée ? C’est à cause de la filière, qui doit se restructurer. Moi, je ne m’appelle pas Monsieur Bigard. Ce n’est pas le gouvernement qui doit le faire, c’est la filière », soutient le chef de l’État. Avant de s’adresser à un jeune éleveur de vaches allaitantes : « Faites pression sur votre filière. Il faut qu’il y ait des produits qui correspondent à la demande. »

Enfin, le salon ne perd pas sa dimension populaire. Cette année encore, le public est venu en nombre — notamment dans le hall 1 où séjournent les animaux — au contact du monde rural et agricole, trop souvent méconnu. La rédaction