Entre 2023 et 2024, plus de 10 800 chefs d’exploitation ont cessé leur activité avant l’âge légal de la retraite, recense la Mutualité sociale agricole (MSA). Par obligation ou par choix, certains empruntent la voie de la reconversion professionnelle. Un nouveau chapitre de leur vie qui, s’il n’est pas toujours aisé à ouvrir, est la promesse d’un avenir souvent plus clément.
Savoir dire stop avant de sombrer
À l’heure où agricultrices et agriculteurs font entendre leurs voix, savoir dire stop avant de sombrer pourrait, peut-être, résonner chez certains. C’est en tout cas le message que porte Patrice Brachet, ancien agriculteur qui a cessé sa production laitière à la suite d’importants problèmes financiers.
Comme lui, Lionel Ludwinski, Anne-Gaëlle Scatton et Gwladys Galeron ont décidé d’arrêter pour se préserver et protéger leurs proches. Dire adieu à leur activité lorsque cela devient trop dur, assumer face aux autres, garder espoir pour l’après, toutes et tous l’ont fait. Avec difficulté ou non. Et aucun n’a de regrets. Ils sont fiers, heureux et sereins.
Le changement vers un autre métier ne signifie pas toujours faire le deuil de sa passion. Parce qu’ils étaient agricultrices et agriculteurs par vocation ou par héritage familial, certains poursuivent leur parcours dans la filière. Pour les autres, s’ils ont tourné la page de l’agriculture, rien ne dit qu’ils ne la rouvriront pas un jour.