Il fallait s’y attendre, après une année 2025 encore plus compliquée que celle de 2024, les ventes de tracteurs neufs standards continuent de baisser. Selon les chiffres d'Axema, le syndicat des constructeurs, il s’est immatriculé 19 561 tracteurs sur l’année écoulée, soit une baisse 18,5 % par rapport à 2024. C'est un niveau historiquement bas puisque pour la première fois depuis que ces statistiques ont été mises en place en 2010, les immatriculations passent sous la barre des 20 000 unités. Plus largement, depuis 2020, les immatriculations de tracteurs standards affichent une tendance largement baissière, avec –21 % d'évolution moyenne. Le total des tracteurs vendus, tout modèles confondus, passe de son côté en dessous de la barre de 35 000 unités avec 33 446 modèles écoulés. Ce chiffre enregistre de son côté une baisse de 14,6 %.
Un podium inchangé
Dans ce contexte compliqué, le podium des principaux tractoristes reste inchangé. Fidèle à sa première place, l’américain John Deere reste en tête des ventes dans l’Hexagone. Malgré une baisse de son nombre d’unités vendues, il remonte son taux de pénétration légèrement en gagnant 0,6 point pour atteindre 23,4 % de part de marché des tracteurs standards vendus en France. Derrière, Fendt reste second et creuse même l’écart avec 15,9 %, soit 0,3 point de mieux qu’en 2024, quand New Holland, désormais bon troisième, perd 0,5 point et affiche 13,1 % de part de marché.
Derrière ce trio de tête, seul Claas franchit cette année la barre symbolique des 10 % avec un taux de pénétration de 12 %, en hausse de 1,3 point. Il est suivi comme l’an dernier par Massey Ferguson, avec 9,9 % des ventes, en baisse de 0,9 point. Derrière Case IH se cramponne à sa sixième place mais accuse un recul de 1 point avec 7,5 % de part de marché. Valtra (7 %), Deutz-Fahr (5,2 %), Kubota (3,4 %) et McCormick (1 %) complètent le palmarès pour les tracteurs standards.
Répartition des immatriculations de tracteurs neufs par marques :
2021 | 2022 | 2023 | 2024 | 2025 | |
JOHN DEERE | 23,4 % | 25,1 % | 25,1 % | 22,8 % | 23,4 % |
FENDT | 13,2 % | 12,9 % | 12,8 % | 15,6 % | 15,9 % |
NEW HOLLAND | 14,4 % | 13,6 % | 15 % | 13,6 % | 13,1 % |
CLAAS | 11,5 % | 10,7 % | 10,5 % | 10,7 % | 12 % |
MASSEY FERGUSON | 8,7 % | 10,6 % | 9,6 % | 10,8 % | 9,9 % |
CASE IH | 8,2 % | 8,3 % | 8,5 % | 8,5 % | 7,5 % |
VALTRA | 6,3 % | 7,6 % | 7,4 % | 6,7 % | 7 % |
DEUTZ-FAHR | 5,3 % | 4,2 % | 4,6 % | 4,5 % | 5,2 % |
KUBOTA | 5,4 % | 4,1 % | 4,1 % | 4,2 % | 3,4 % |
McCORMICK | 1,1 % | 0,9 % | 0,8 % | 1 % | 1 % |
LINDNER | 0,3 % | 0,3 % | 0,3 % | 0,4 % | 0,4 % |
SAME | 0,6 % | 0,3 % | 0,3 % | 0,4 % | 0,3 % |
JCB | 0,3 % | 0,3 % | 0,3 % | 0,3 % | 0,2 % |
LANDINI | 0,4 % | 0,3 % | 0,3 % | 0,2 % | 0,2 % |
AUTRES MARQUES | 0,9 % | 0,8 % | 0,5 % | 0,3 % | 0,5 % |
Une puissance moyenne en baisse
Dans ce contexte morose, l’augmentation de la puissance moyenne des tracteurs standards français marque le pas. Après des années d’augmentation, elle diminue pour la première fois depuis 2017. En effet, si elle avait atteint 168 ch en 2024, elle redescend cette fois à 166 ch en 2025. Notons également que la baisse des ventes touche toutes les tranches de puissances sans exception.