Le lundi 23 février 2026 sur Euronext, la tonne de colza clôturait à 490,25 € (+ 1,75 € par rapport à la clôture précédente) sur l’échéance de mai et à 470,75 € (+ 2,25 €) sur celle d’août. « Face au regain de fermeté du pétrole et de l’huile de soja notamment, le colza est parvenu à clôturer dans le vert et au-dessus de la zone symbolique des 490 €/t sur l’échéance mai d’Euronext », rapporte Argus Media dans sa lettre quotidienne du 24 février 2026.
Ce mardi 24 février, peu avant 12 h 30 sur Euronext, la tonne de colza se présentait à 492,00 € (+ 1,75 €) sur l’échéance de mai et à 472,00 € (+ 1,25 €) sur celle d’août.
« Un environnement constamment chahuté par les déclarations de Donald Trump »
À la Bourse de Chicago, les marchés agricoles évoluent « dans un environnement constamment chahuté par les déclarations de Donald Trump, observe Argus Media. Les professionnels du secteur attendent désormais les réactions des principaux pays importateurs face aux nouveaux droits de douane uniformes annoncés par la Maison-Blanche. L’incertitude est à son paroxysme, et tous tentent de composer avec le fossé qui se creuse entre les annonces politiques d’un côté et la réalité du terrain de l’autre. »
Sitagri explique que le vendredi 20 février 2026, la Cour suprême des États-Unis a statué que le président ne pouvait pas utiliser l’International emergency economic powers act (IEEPA), la loi sur les pouvoirs économiques d’urgence internationaux, à des fins tarifaires. « Le président Trump a ensuite réagi en indiquant qu’il instaurerait un droit de douane général de 10 % en vertu de l’article 122 de la loi de 1974 sur le commerce, qui expirerait après 150 jours, avant de le porter à 15 % au cours du week-end », poursuit Sitagri.
« Le produit le plus concerné reste le soja, alors que les mesures de rétorsion chinoises se font toujours attendre, complète Argus Media. La séance d’hier en a d’ailleurs été l’illustration parfaite : une volatilité nettement supérieure à la moyenne, reflet d’un marché hésitant et nerveux. »
Les prix du pétrole ont atteint lundi « leur plus haut niveau depuis six mois », explique Sitagri. Et d’ajouter que « les États-Unis et l’Iran se préparent à une troisième série de négociations sur le nucléaire et l’incertitude économique accrue est également au centre des préoccupations après les derniers bouleversements douaniers américains ».