« Fermeté du pétrole et déclin de l’euro/dollar sont les deux forces venues soutenir les cours des céréales vendredi sur Euronext, indiquait Argus Media dans sa note quotidienne diffusée ce matin, le lundi 16 mars 2026. Blé et maïs marquent chacun un nouveau plus haut de clôture dans le mouvement actuel. »

Vendredi, le 13 mars 2026 sur Euronext, la tonne de blé clôturait à 210,50 € (+1,25 € par rapport à la clôture précédente) sur l’échéance de mai et à 217,50 € (+2,25 €) sur celle de septembre. La tonne de maïs clôturait, quant à elle, à 212,00 € (+1,75 €) sur l’échéance de juin et à 213,25 € (+1,50 €) sur août.

Comme la semaine dernière, le conflit au Moyen-Orient reste au centre des préoccupations, avec un marché du pétrole toujours très ferme. « C’est ainsi que le WTI navigue juste sous les 100 $ le baril à New York et que le brent à Londres oscille juste au-dessus de ce niveau symbolique », précise Argus Media.

La parité entre l’euro et le dollar est, quant à elle, au plus bas, se dirigeant vers les 1,1400. Celle-ci souffre « d’une perspective de taux inchangée de la part de la Fed [la banque centrale américaine, NDLR] qui se réunira cette semaine et ce dans un contexte d’inflation croissante aux États-Unis sur ce début d’année », explique Argus Media.

Lundi 16 mars, vers 11h45 sur Euronext, la tonne de blé s’échangeait à 207,50 € (–3,00 €) sur l’échéance de mai et à 214,25 € (–3,25 €) sur celle de septembre. La tonne de maïs s’affichait à 209,25 € (–2,75 €) sur l’échéance de juin et à 211,00 € (–2,25 €) sur août.

Météo défavorable pour le blé américain

À la Bourse de Chicago, les cours du blé et du maïs américains ont clôturé la semaine passée en hausse, soutenus par la fermeté du pétrole. « Les fonds continuent ainsi de se repositionner à l’achat sur les céréales », précise Argus Media.

Du côté de la météo, les opérateurs restent attentifs aux conditions des blés d’hiver HRW implantés dans le sud des Grandes Plaines. En effet, il est annoncé « une forte hausse des températures » au cours de la semaine, à plus de 10 degrés par rapport aux normales saisonnières. Ce coup de chaud s’ajouterait à « la persistance » du déficit hydrique dans cette zone.