« Les tensions géopolitiques marquent le regain d’intérêt pour le dollar américain, qui retrouve son statut de valeur refuge après avoir été malmené à la suite des droits de douane américains l’année dernière », explique Sitagri dans son brief du 4 mars 2026. La parité euro-dollar est à la baisse.
« Réajustement mécanique »
En cours de journée le 3 mars, la parité s’est négociée à 1,1530, « soit son plus bas niveau depuis fin novembre dernier, avant de se stabiliser sous 1,1600 », souligne Argus Media dans sa lettre du 4 mars. « Un tel recul a entraîné un réajustement mécanique des cours sur Euronext à la hausse, dans un climat déjà tendu sur le marché des énergies en raison du conflit en Iran et de l’impact de l’arrêt du transit dans le détroit d’Ormuz », indique le cabinet.
Mardi 3 mars 2026, la tonne de blé clôturait à 203,25 € (+ 2,00 € par rapport à la clôture précédente) sur l’échéance de mai et à 208,50 € (+ 2,75 €) sur celle de septembre. La tonne de maïs terminait la séance à 201,25 € (+ 2,50 €) sur l’échéance de juin et à 204,50 € (+ 2,00 €) sur celle d’août.
« Le blé se rapproche de son plus haut niveau depuis novembre dernier, souligne Argus Media. Les intervenants restent néanmoins prudents, conscients de la nécessité de conserver une offre attractive sur la seconde partie de campagne vers les débouchés export face aux autres origines. »
Demande limitée en maïs
En maïs, « la demande reste limitée pour la récolte 2025, indique l’Association générale des producteurs de maïs (AGPM) dans sa lettre économique du 3 mars. Les fabricants d’aliments et les amidonniers du Benelux s’approvisionnent en maïs français origine Nord-Est. »
Toutefois, ce mardi 3 mars vers 11 h sur Euronext, la tonne de blé s’affichait à 202,25 € (-1,00 €) sur l’échéance de mai, et à 207,75 € (-0,75 €) sur celle de septembre. La tonne de maïs débutait également la séance légèrement dans le rouge, à 201,00 € (-0,25 €) sur l’échéance de juin et à 204,25 € (-0,25 €) sur celle d’août.
L’Association générale des producteurs de maïs (AGPM) indique que l’Iran est « le 5e importateur mondial de maïs – et le 1er client du maïs brésilien – mais la perturbation des échanges devrait rester limitée. En effet, la campagne d’exportation brésilienne était en passe de se terminer et, au 1er février, l’Iran a d’ores et déjà importé 7,9 millions de tonnes de maïs brésilien et au moins 700 000 t de maïs russe sur les 10 millions de tonnes d’importations prévues pour 2025-2026. »