L’encéphalite à tiques est une maladie virale transmise par certaines tiques. Depuis 2020, plusieurs cas liés à la consommation de produits au lait cru, un mode de transmission jusque-là non observé en France, ont été signalés. Le virus étend sa zone de circulation en dehors de l’Alsace, région historiquement concernée.

Chaque année, une trentaine de cas sont recensés dans l’Hexagone, un chiffre faible, mais les conséquences peuvent être graves. En effet, 20 à 40 % des personnes symptomatiques développent des atteintes de type méningite.

Risque pour le lait cru de chèvre

Depuis trois ans, l’Anses s’est saisie du sujet et a identifié les éleveurs et les forestiers comme professions les plus exposées. Le lait d’animaux piqués par des tiques porteuses du virus peut devenir vecteur de contamination. Le lait cru de chèvre et ses produits dérivés présenteraient un risque accru.

Pour limiter les infections, l’Anses recommande le port de vêtements longs, la vaccination contre la méningo-encéphalite à tiques et la pasteurisation du lait lorsque des cas humains surviennent.

(1) Agence nationale de sécurité sanitaire, de l’alimentation et de l’environnement.

Synthèse de l’étude : www.anses.fr/fr/content/encephalite-tiques-renforcer-la-surveillance-pour-ameliorer-la-prevention-de-la-maladie