La santé mentale est une dimension essentielle de la santé globale. « Il est indispensable d’en prendre soin. Celle-ci fluctue au cours de notre vie. Elle est influencée non seulement par des déterminants individuels mais aussi par différents facteurs comme les conditions de vie, les crises sanitaires ou économiques et les événements personnels », expliquait Aurélia Plénet, responsable d’activité prévention santé à la mutualité française Auvergne-Rhône-Alpes lors d’une conférence intitulée « Cultiver sa santé mentale ». Selon l’OMS, une personne sur quatre dans le monde sera confrontée à un trouble mental au cours de sa vie.
Le bingo du bien-être
Sa collègue Anne-Laure Menis a listé les comportements favorisant une bonne santé mentale : faire de l’exercice chaque jour, gérer son stress et ses émotions grâce à des pratiques de bien-être (yoga, méditation, cohérence cardiaque), bien dormir et adopter une alimentation équilibrée, entretenir des relations sociales afin de ne pas s’isoler, profiter d’activités en plein air (jardinage, marche…) et s’exposer à la lumière du jour, pratiquer un loisir (activité créative, lecture, cuisine, sport, etc.), parler de ses difficultés et éviter de garder tout pour soi, modérer sa consommation d’alcool, de café, et arrêter le tabac ou les drogues si concerné.
Pour illustrer l’évolution de la santé mentale, les spécialistes utilisent l’image d’un seau qui se remplit de stresseurs (facteurs individuels et environnementaux). Quand il y a un trop plein, il est nécessaire de le vider et de se faire accompagner par un professionnel de santé. « En premier lieu, il est conseillé de consulter son médecin traitant, qui pourra prescrire un bilan si nécessaire », observe Aurélia Plénet.
Mettre des mots sur ce qu’on vit
Certains signes doivent alerter : perte d’appétit, troubles du sommeil (difficulté à s’endormir ou à se lever), manque d’entrain pour accomplir les tâches du quotidien. « Mettre des mots sur ce qu’on vit, c’est reprendre déjà le contrôle », ajoute Aurélia Plénet.
Elle rappelle également que le 3114 — numéro national de prévention du suicide — s’adresse non seulement aux personnes en risque suicidaire mais aussi à leurs proches, afin de les orienter.