Tout dépend dans quel objectif est réalisée l’installation. « Si votre future associée sollicite les aides à l’installation, alors la jeune agricultrice devra posséder au moins 10 % des parts sociales en société et avoir la qualité d’associée exploitante. Celle-ci devra également pouvoir exercer un contrôle effectif et durable dans la société. Elle devra donc y avoir la fonction de gérante », explique Mickaël Defain, chargé d’études chez Cogedis.

Si les aides à l’installation ne sont pas sollicitées, alors « il n’y a pas de détention minimale et un associé peut détenir uniquement une part. En EARL, l’associé exploitant doit participer activement aux travaux­ de l’exploitation, être majeur. Les associés exploitants doivent aussi être majoritaires dans la société. Ils doivent donc détenir ensemble plus de 50 % des parts sociales, poursuit le juriste. La répartition du capital a une influence sur le pouvoir de décision et la répartition du résultat­, rappelle-t-il. Une associée très minoritaire n’aura au­cun pouvoir de décision et pourra se voir attribuer une part très faible du résultat. »