En matière d’imposition foncière, deux mécanismes coexistent : une exonération de la taxe sur le foncier non bâti (TFNB) pour les fermiers et un dégrèvement jeune agriculteur.

Selon la loi, les terres à usage agricole bénéficient d’une exonération de 20 % de la fraction communale de la taxe foncière sur les propriétés non bâties. Comme son nom l’indique, l’exonération supprime l’existence même de l’impôt. Elle profite donc au propriétaire. Le fermier en bénéficie indirectement, au travers de la participation qu’il aurait dû payer. Comme, dans la plupart des cas, les fermiers doivent payer un cinquième des taxes foncières à leur propriétaire, cela revient pour le bailleur à ne plus faire payer d’impôt foncier à son preneur.

Par ailleurs, les jeunes agriculteurs qui en font la demande peuvent bénéficier d’un dégrèvement de la TFNB. Pour en bénéficier, il faut être attributaire de la dotation jeune agriculteur (DJA) ou des prêts spéciaux. L’exonération dure cinq ans et prend effet à compter de l’année qui suit l’installation. Le dégrèvement est destiné à augmenter le revenu de l’exploitant. Institué au profit du jeune, il lui revient donc en totalité. En revanche, comme c’est le propriétaire qui est le débiteur légal de l’impôt, il est accordé au propriétaire. Il revient ensuite à la charge de ce dernier de le répercuter à son jeune exploitant.

Quand l’exploitant est un jeune agriculteur, il peut donc arriver, comme dans votre cas, qu’il récupère un dégrèvement sans payer d’impôt foncier. Vous ne pouvez pas garder ce remboursement. Vous devez lui transmettre. En pratique, si le paiement du fermage est déjà intervenu, le propriétaire en ristourne le montant au preneur. À défaut, le fermier déduit de son loyer la somme correspondant au dégrèvement.

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