Pendant ses congés payés, le salarié n’a pas le droit de travailler pour le compte d’un autre employeur, ni d’avoir une quelconque activité rémunérée. L’esprit des textes est simple. Le droit à congés payés est destiné à permettre au salarié de se reposer de son travail. « Cela pourrait constituer une faute grave, pouvant entraîner un licenciement », précise Anne Bodolec, juriste en droit du travail au Cerfrance Brocéliande.

Il y a une seule exception : le contrat vendanges. C’est un contrat de travail à durée déterminée, à caractère saisonnier, de type particulier. Il permet de recruter un salarié pour les préparatifs des vendanges, leur réalisation (cueillette du raisin, transport…), les travaux de rangement et de nettoyage du matériel. Le contrat vendanges n’est pas exclusivement réservé aux étudiants. Il est accessible à toute personne susceptible d’être embauchée par un contrat de travail de droit privé. Il est également ouvert aux salariés en congés payés, par dérogation à l’interdiction générale de travailler pendant ces congés.

Enfin, par dérogation à l’interdiction faite à un fonctionnaire ou agent assimilé de cumuler son emploi avec un poste relevant du privé, les agents publics peuvent aussi bénéficier de ce contrat. « Les intéressés doivent obtenir l’accord de leur employeur habituel quant à la date et la durée de leurs congés avant de s’engager dans un contrat vendanges », précise la juriste. Afin d’éviter d’éventuels conflits, il est préconisé aux employeurs de demander aux salariés qu’ils embauchent une attestation sur l’honneur de l’accord de leur employeur habituel. La durée de ce contrat ne doit pas dépasser un mois. Néanmoins, le vendangeur a la possibilité d’enchaîner les contrats vendanges, avec le même employeur ou des employeurs différents, sans attendre de délai. La seule condition est que le cumul des contrats n’excède pas deux mois dans l’année.

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