Grâce à des rendements supérieurs à l’an passé (36 q/ha pour 2025 contre 29,2 q/ha en 2024), la production de pois protéagineux reprend des couleurs, à 539 000 tonnes en 2025, en hausse de 10,7 % en un an. Elle reste néanmoins inférieure de 14,3 % à la moyenne quinquennale. Les surfaces continuent leur régression depuis le pic de 2021, à 150 000 hectares pour 2025 (contre 166 000 hectares en 2024). L’embellie est surtout notable en pois d’hiver grâce à une faible pression des maladies.

La qualité des pois d’hiver et de printemps est au niveau des standards attendus pour le marché de l’alimentation animale, avec des teneurs en protéines correctes. À noter que « les marges sont comparables à celles du blé, avec les prix, rendements et charges de la campagne de 2024-2025, indique Terres Inovia. De plus, l’effet précédent, par rapport à un précédent blé, représente un gain de marge brute de 140 à 200 € par hectare sur le blé suivant, grâce notamment aux économies d’azote. »

Des cours baissiers sont notés, avec une faible demande en pois standard. Au Canada, la production augmenterait encore cette année pour atteindre 3,6 millions de tonnes.

Rebond pour la féverole

En féverole, la production française connaît un rebond, à 301 000 tonnes pour 2025, en hausse de 39 % par rapport à 2024 et de 63 % par rapport à la moyenne quinquennale. Si le rendement est stable (26,7 q/ha contre 26,9 q/ha en 2024), les surfaces ont nettement progressé, à 112 000 hectares contre 80 000 hectares en 2024.