Bonjour à tous, en ce 11 décembre 2025, l'actualité agricole est marquée par plusieurs sujets sensibles que La France Agricole vous propose de découvrir dans ce podcast. D’abord en Ariège, un cas de dermatose nodulaire contagieuse vient d'être confirmé. C’est le premier foyer détecté dans ce département, et il a entraîné une vive mobilisation des opposants à l’abattage total. Une vache a été testée positive dans une exploitation des Bordes-sur-Arize, ce qui implique l'abattage du troupeau de 208 bovins, selon la réglementation européenne et la stratégie française d’éradication de la maladie. Face à cette mesure, plus de 200 agriculteurs se sont mobilisés devant la ferme pour protester. Selon la Coordination rurale de l’Ariège, cette stratégie d'abattage systématique est inefficace. Avec la Confédération paysanne, la chambre d’agriculture, la FDSEA et JA, elle propose plutôt un abattage ciblé des animaux positifs après dépistage. Du côté des institutions européennes, la commission du commerce international du Parlement européen vient de voter des amendements renforçant la protection des filières agricoles face aux importations qui découleraient de l’accord avec les pays du Mercosur. Les seuils d'alerte ont notamment été divisés par deux : une enquête de sauvegarde pourra être déclenchée dès une hausse de 5 pour cent des importations sur trois ans, contre 10 pour cent initialement proposés par la Commission européenne. Les délais d'intervention ont également été raccourcis pour permettre une réaction plus rapide. Le texte amendé doit désormais poursuivre le processus législatif et sera soumis au vote en session plénière au Parlement européen le 16 décembre. S’il est adopté, les eurodéputés devront ensuite ouvrir des négociations avec le Conseil de l’Union européenne. Enfin, en France, Cristal Union lance un ambitieux programme de décarbonation auprès de ses 9000 adhérents betteraviers. Le groupe propose une prime allant de 50 centimes à 1,5 euro par tonne de betteraves selon le niveau d'émissions de gaz à effet de serre atteint. L'objectif est de réduire d'au moins 27,5 pour cent les émissions entre 2019 et 2030. Selon la direction du groupe sucrier, cette prime représente une valorisation deux à trois fois supérieure aux crédits carbone classiques. Une enveloppe totale de 2,5 millions d'euros est prévue pour la première année. Ces premières primes carbone seront versées au printemps 2026, pour la récolte de 2025, à environ 1500 planteurs. En 2026, Cristal Union estime que le programme pourrait monter en puissance, et représenter un montant total de 4 ou 4,5 millions d’euros. C'était le point sur l'actualité agricole du 11 décembre 2025. A demain pour de nouvelles informations.