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L’export ébranlé

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En 2015, la production de poulet était de 13,1 millions de tonnes (Mt) et 8,8 Mt équivalent carcasse en bœuf. © C. Watier

Le leader mondial souffre du scandale de la viande avariée médiatisé la semaine passée.

Après deux ans d’enquête, la police brésilienne a démantelé un vaste réseau de commercialisation de viande avariée sur son territoire. Un coup dur pour le leader mondial de la vente de volaille, et le troisième exportateur de viande bovine. La défiance vis-à-vis de la sécurité sanitaire des aliments s’est traduite par la fermeture des frontières d’une vingtaine de pays. La Chine, l’Égypte, et le Chili ont depuis levé le blocage. L’Union européenne (UE) s’est quant à elle limitée à bannir les 21 établissements mis en cause.

Fournisseur de l’UE

L’interprofession de la viande et du bétail, Interbev, rappelle que la viande de bœuf brésilienne représente moins de 0,1 % de la consommation française (1 113 t de viande transformée et 527 t congelées). Le Brésil est tout de même le principal fournisseur extracommunautaire de viande bovine pour l’UE : 25 898 t de viandes fraîches, 39 789 t congelées, 44 157 t de viandes préparées en 2016.

En volaille, le Brésil perd du terrain sur le marché européen mais reste le numéro un. En 2015, la viande de volaille en provenance du Brésil représentait 57 % du total des importations européennes contre 72 % en 2011, d’après Itavi, l’institut technique de l’aviculture. À l’échelle de la planète, le Brésil est le premier exportateur de viande de volaille (28 % des volumes), devant les États-Unis (27 %) et l’UE (7 %).

Pourtant, le poids lourd de la viande pourrait souffrir de la mauvaise image sanitaire portée par ce scandale. « Sur les marchés du Moyen-Orient comme l’Arabie Saoudite, où l’Europe est également présente, la pression concurrentielle sera peut-être moins forte », estime Pascale Magdelaine, économiste de l’Itavi. Pour le bœuf, la France pourrait bénéficier de nouvelles opportunités à Hong Kong, même si elle est encore peu présente sur ce marché. Cependant, c’est l’image de tout le secteur de la viande qui risque de pâtir de ce type d’affaire.

Marylou Bressand
L’accord UE-mercosur dénoncé

Hasard de calendrier : simultanément aux révélations sur la viande avariée au Brésil, s’ouvrait un nouveau round de discussions sur l’accord de libre-échange entre l’Union européenne et le Mercosur (1). À cette occasion, Interbev a réitéré sa demande de sortir la viande bovine des négociations, afin de continuer à répondre aux exigences de qualité sanitaire et environnementale des consommateurs.

(1) « Marché commun du Sud », dont Argentine, Brésil, Paraguay, Uruguay, Venezuela et Bolivie.

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Cet article est paru dans La France Agricole

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