« Une relative stabilité des cours du porc est observée en Europe, et aucun changement notable n’est attendu d’ici au premier trimestre 2022. Le cours français reste malgré tout sensiblement supérieur aux autres références. La stratégie de valorisation du porc français sur le marché intérieur est un élément d’explication, ainsi que le moindre impact de la diminution des débouchés à l’export. La croissance de l’offre française est également contenue, contrairement à l’Espagne, où les abattages restent soutenus. Toutefois, compte tenu des difficultés à l’export, on s’attend à un ralentissement de la croissance de l’offre espagnole dans les prochains mois. Au Danemark, on observe d’ores et déjà une réduction du cheptel porcin. Et plus largement, les difficultés sur le marché du porc pourraient conduire à moyen terme à une forte diminution du cheptel européen. Car si la Chine est un peu revenue aux achats ces dernières semaines, on reste très loin des niveaux de 2019 et 2020. Pour compenser le recul du débouché chinois, certaines destinations se développent : les Philippines, le Vietnam, Taïwan, ainsi que quelques pays d’Afrique. Mais la valorisation de ces envois reste bien inférieure au marché chinois. Et quand bien même la Chine reviendrait aux affaires, l’impact sur le prix du porc serait très limité à court terme, car les stocks européens de viande restent très élevés. »