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Marché tendu

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L’offre canadienne est abondante, à l’inverse de celle de l’Union européenne.

«Le marché du blé dur est plutôt tendu ces derniers mois, confirme Yannick Carel, chargé d’études économiques chez Arvalis. Ce qui peut faire bouger les choses, ce sont les intentions de semis au Canada, pays qui représente les deux tiers des échanges mondiaux. Si l’organisme Statcan les projette à la hausse, d’autres opérateurs les envisagent à la baisse, du fait de l’envolée du prix du canola, qui pousse les agriculteurs à se tourner vers l’oléagineux à la place du blé dur. « Mais le prix de ce dernier est aussi élevé au Canada », tempère le spécialiste, estimant que les surfaces de la céréale ne reculeraient pas tant que ça.

Écart de prix

Les cours français restent, eux, assez stables – le prix moyen producteur se situe autour de 230-240 €/t –, et semblent déconnectés de ceux des autres grains, qui atteignent des sommets. L’écart de prix de 100 €/t observé l’été dernier avec le blé tendre s’est réduit à environ 40 €/t. Reste à savoir à quel niveau sera ce différentiel au mois de juillet, au moment des choix d’assolement. Les stocks mondiaux de blé dur ne devraient pas se reconstituer cette année et rester aux alentours de 3,48 Mt, alors qu’on a déjà « fini la campagne précédente avec des stocks plutôt bas par rapport aux années précédentes où l’offre était abondante », explique Nicolas Prévost, responsable de la commercialisation et de la collecte chez Arterris. Pour cette campagne 2020-2021, il existe un fort déséquilibre entre l’offre et la qualité dans les différents pays producteurs.

Dans l’UE, les surfaces sont stables, mais les rendements sont décevants du fait des mauvaises conditions climatiques, sauf en Espagne. La production est donc en baisse par rapport aux campagnes précédentes (à 7,23 Mt), avec une qualité dégradée. À l’inverse, l’offre canadienne est abondante au regard des années précédentes (production de 6,57 Mt en 2020-2021), avec une qualité très élevée, comme jamais auparavant. Les importations européennes devraient grimper à 2,975 Mt en 2020-2021, contre 2,4 Mt en 2019-2020.

Isabelle Escoffier

Forte demande au Maghreb

Les pays du Maghreb représentent 35 % des importations mondiales de blé dur (environ 2,5 Mt en 2020-2021, pour des besoins industriels évalués à 4,5-5 Mt). Ils ont aussi une production locale. En 2020, si en Algérie et en Tunisie les récoltes ont été correctes, le Maroc a subi une sécheresse pour la deuxième année d’affilée , avec une baisse de 45 % de sa collecte (750 000 t). L’Afrique subsaharienne commence aussi à avoir une forte consommation du blé dur (200 000 à 300 000 t/an au Nigéria, 100 000 t au Cameroun). Une opportunité pour la céréale française à la peine sur le Maghreb.

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Cet article est paru dans La France Agricole

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