L’étau se resserre. L’accord avec les pays du Mercosur pourrait entrer en vigueur provisoirement sans le vote du Parlement européen alors que les États membres doivent se prononcer sur l’accord ce 9 janvier 2026. C’est la conséquence de la décision de la présidence chypriote du Conseil de l’Union européenne qui a décidé ce 8 janvier de modifier l’ordre du jour de la réunion du lendemain.
« Un déni de démocratie »
« La présidence chypriote a décidé de retirer du vote la déclaration liant l’entrée en vigueur de l’accord Mercosur au vote du Parlement européen », explique l’entourage de l’eurodéputé Pascal Canfin du groupe Renew Europe qui confirme l’information. Céline Imart, eurodéputé du PPE (Parti populaire européen), a dénoncé de son côté « un déni de démocratie » sur le réseau X se disant « écœurée ».
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Alors que la France est isolée dans son opposition à l’accord avec le Mercosur — Emmanuel Macron aurait annoncé selon France Inter qu’il s’opposerait à l’accord. Mais ce 9 janvier devrait sceller le feu vert des États membres donné à la Commission européenne. Sa présidente, Ursula von der Leyen, est attendue au Paraguay le 12 janvier pour signer l’accord. Une signature qui avait été repoussée en décembre sous la pression de plusieurs États et du monde agricole.
Décider de mettre en œuvre l’accord du #Mercosur de façon provisoire, sans attendre le vote du Parlement 🇪🇺 alors qu’il s’annonce très serré est inédit pour un accord de cette ampleur. Le Conseil et la Commission passent en force.
— Pascal Canfin (@pcanfin) January 8, 2026
Le Parlement européen ne peut pas l’accepter !