Il reste "certaines questions que l'Europe doit évacuer", a estimé le ministre de l'Économie argentin, Sergio Massa, aux côtés de son homologue brésilien, Fernando Haddad le lundi 23 janvier 2023. Dans une déclaration conjointe à l'occasion d'une visite en Argentine du président brésilien Lula, les deux ministres ont avancé que la nouvelle législation environnementale de l'Union européenne posait des barrières à la compétitivité des pays du Mercosur (Brésil, Argentine, Paraguay et Uruguay).

En attente de ratification

L'accord est toujours en attente de ratification depuis sa finalisation en 2019, en raison d'inquiétudes sur la politique environnementale brésilienne menée par l'ex-président Jair Bolsonaro. Il est aussi au cœur des débats depuis que l'Uruguay a décidé de chercher seul un accord de libre-échange avec la Chine, face à l'absence de progrès dans le dossier entre l’Union européenne et le Mercosur.

Le camp de Lula s'est toutefois montré optimiste à la fin de décembre, espérant que sa nouvelle politique environnementale, axée sur la lutte contre la déforestation, permette de débloquer les négociations. Mais les accords "ne peuvent être avantageux pour une partie et pas les autres, sinon, ce ne sont pas des accords, mais des contraintes", a prévenu Sergio Massa.

Le ministre argentin a cité comme exemple la politique européenne de subventions agricoles, préjudiciables aux producteurs brésiliens et argentins, selon lui. "À cet égard, le défi à relever pour avancer sur un quelconque accord de bloc se situe au niveau de ces barrières", a répété le ministre.