C'est une première. Les budgets pour 2023 du ministère de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires ainsi que celui du ministère de la Transition énergétique ont été présentés ensemble, ce 26 septembre 2022. Leur enveloppe est dotée de 59,6 milliards d’euros. Une comparaison avec le budget de l’an dernier n’est pas pertinente, explique-t-on dans les deux ministères, car sa progression de 15 % est en partie due à l’importance du budget affecté au bouclier tarifaire sur le gaz et l’électricité pour les ménages (45 milliards d'euros).

Soutiens aux agences de l’eau

Une des quatre priorités du ministère de l’Écologie, après le transport et le logement, concerne « l’eau, la biodiversité et la protection des écosystèmes ». Le budget des agences de l’eau se voit donc « sanctuarisé » à 2,2 milliards d’euros, dans l’objectif d’aller vers un meilleur usage de l’eau.

Accélérer la transition des territoires

Le ministère de la Transition écologique porte la création d’un « fonds vert » affecté aux collectivités territoriales, afin de favoriser leur adaptation au changement climatique et l’amélioration du cadre de vie des Français. « On ne réussira pas la transition écologique sans accompagner les territoires », insiste le cabinet de Christophe Béchu, qui présente ce fonds comme « un outil inédit », « déconcentré, d’utilisation souple et au service des projets ».

Il est doté de 1,5 milliard de crédits nouveaux, dont 150 millions d’euros seront affectés à la stratégie nationale pour la biodiversité. Il pourra aussi accompagner la rénovation énergé­tique des bâtiments publics locaux ou le fonds à destination des friches.

Accélérer sur les énergies renouvelables

Du côté de la transition énergétique, les énergies renouvelables, et donc le photovoltaïque et la méthanisation, font partie des « piliers » mis en avant, avec le nucléaire, pour décarboner le mix énergétique de la France. Le budget pour le soutien à l’injection de biométhane augmentera de 150 millions d’euros par rapport à 2022, soit 863 millions d'euros au total ». L’objectif est que les énergies renouvelables représentent, en 2030, 10 % de la consommation de gaz.

En parallèle, indique le dossier de presse, plusieurs mesures discutées dans le cadre du projet de loi d’accélération des énergies renouve­lables devraient permettre « de raccourcir les délais de mise en œuvre des projets de production d’énergie renouvelable ».