« Le soufre est sensible au lessivage », souligne Ghislain Perdrieux, conseiller en grandes cultures à la chambre d’agriculture du Tarn-et-Garonne. Et, « cette année, avec la pluviométrie qui peut être importante, il y a un risque de carence sur céréales à paille et colza. »

Ghislain Perdrieux est conseiller en grandes cultures à la chambre d’agriculture du Tarn-et-Garonne. (©  Ghislain Perdrieux)

« Les sols sensibles au lessivage et à la faible minéralisation sont davantage exposés, de même que les sols compactés, indique l’expert. Ceux qui ont eu un apport de fumier et lisier sont moins impactés. Il vaut mieux prévenir, pour éviter les baisses de rendement. »

Apport systématique sur colza

L’expert poursuit : « Sur colza, nous conseillons un apport automatique de 75 unités en début de montaison, en février. Sur les céréales à paille, on peut évaluer la quantité et l’opportunité de l’apport selon le risque. Si la pluviométrie est inférieure à 300 mm entre le début d'octobre et la fin de février, le risque est faible ; il est important entre 400 et 500 mm. Dans ce cas, on peut envisager 40 à 50 unités de soufre lorsque la céréale se redresse, à la fin de février ou au début de mars. »

Ghislain Perdrieux rappelle que « le symptôme de la carence est un jaunissement des feuilles les plus jeunes, et les nervures des feuilles restent vertes. »