« En l’absence des bovins, les chevaux sont les seuls grands mammifères du Salon de l’agriculture, souligne Frédéric Bouix, président de la Fédération française d’équitation. C’est aussi la première édition pour la nouvelle filière du cheval. » C’était une demande du ministère de l’Agriculture. « Nous avons une configuration qui permet d’assurer la représentativité de toute l’activité qui concerne les chevaux », assure Frédéric Bouix.

Cette toute nouvelle structure entend s’atteler à de nombreux de chantiers. Le sanitaire est l’un des principaux car les chevaux voyagent beaucoup et les mouvements d’animaux sont souvent à l’origine de la propagation des maladies. Or, la moindre épizootie stopperait net toute activité équestre. « Nous devons mieux nous organiser, avec les vétérinaires, les laboratoires, indique Frédéric Bouix. Nous devons peut-être travailler davantage sur la vaccination, tous les acteurs doivent faire des efforts. »

Réglementation sur le transport

Le règlement européen sur le transport des animaux, en cours de révision, est également sur la table. « La filière du cheval a apporté une forte contribution car pour les animaux que nous transportons, nous assurons à la fois l’aller et le retour. » Le sujet est complexe car les réglementations s’entrecroisent (transport, santé animale…). Le texte comprendra une partie sur l’aménagement des véhicules, la qualification des chauffeurs.

L’harmonisation des codes Insee APE applicables aux activités équines est un autre axe de travail engagé. « Nous sommes une jeune filière agricole, déclare Frédéric Bouix. Mais même si nous restons des petits poucets, nous entendons bien affirmer le rôle économique et social de notre filière qui compte trois segments porteurs : les races avec les chevaux de traits, les activités de course qui sont structurantes, et les activités des clubs et centres équestres. »