Dans un communiqué paru le 13 septembre 2022, Cristal Union anticipe un rendement moyen, autour de 13 tonnes de sucre par hectare pour les huit usines du groupe sucrier. Les écarts restent néanmoins très importants entre les bassins de production. 

La récolte de betteraves s’annonçait prometteuse au début de juillet, mais les cultures ont ensuite subi les effets d’un été caniculaire et d’un stress hydrique avec une intensité variable selon les types de sols et les conditions météorologiques au niveau local. « Au global, la betterave se révèle cependant plus résiliente que beaucoup d’autres cultures en conditions climatiques difficiles », considère Cristal Union.

Démarrage anticipé des usines

La coopérative sucrière confirme par ailleurs le lancement de la campagne betteravière de 2022 anticipé d'une semaine, le 15 septembre. Elle se terminera avant la fin de décembre, à l'exception du site de Fontaine-le-Dun.

Ce calendrier anticipé est selon Cristal Union « un bon compromis ». « Il permet de préserver un potentiel agronomique pour les betteraves récoltées, tout en limitant les besoins en gaz naturel des usines sur le premier trimestre de 2023, période pendant laquelle des pics de consommation sont attendus. L’objectif est d’éviter tout risque de rupture d’approvisionnement en gaz sur les sites de production du groupe. »

Ainsi, les usines d'Arcis-sur-Aube (Aube), Corbeilles-en-Gâtinais (Loiret) et Pithiviers-le-Viel (Loiret) démarreront le 15 septembre 2022. Celles de Bazancourt et Sillery (Marne), le 17 septembre. Sainte-Emilie (Somme) ouvrira, quant à elle, le 19 septembre et Erstein (Bas-Rhin) le 5 octobre. Seule l'usine de Fontaine-le-Dun (Seine-Maritime) a ouvert plus tôt, le 7 septembre.

Réduire la consommation de gaz de 10 %

Cristal Union annonce avoir pris des mesures pour diminuer ses consommations de gaz d'environ 10 %. Elle a ainsi « sécurisé ses approvisionnements en gaz en contractualisant, bien avant ce démarrage de campagne, avec un fournisseur d’énergie de premier plan ». Le Groupe a également défini un plan de rationalisation de ses consommations énergétiques. Toutes les activités de déshydratation fonctionnant au gaz ont été arrêtées, au bénéfice des seules chaudières biomasse dont le déploiement a été accéléré ces derniers mois. 

La coopérative sucrière prévoit par ailleurs « d’augmenter ses capacités de stockage de produits intermédiaires en cours de campagne (sirops de sucre et alcool brut), dans l’attente de périodes moins tendues au niveau énergétique, à partir du printemps, pour cristalliser le sucre et rectifier ou déshydrater l’alcool brut ».