Cette règle avait été votée sous forme d’expérimentation en 2018 lors de la loi Egalim. L’Assemblée nationale a voté pour généraliser la mesure, durant l’examen en première lecture du projet de loi sur le climat.

À lire aussi : Des éleveurs manifestent contre les menus sans viande dans les cantines scolaires (22/02/2021)

Une proposition quotidienne pour les volontaires

L’amendement de la corapporteure Célia de Lavergne (LREM (1)) complète la loi sur le climat, dont l’article 59 propose aux seules collectivités volontaires l’expérimentation d’un choix végétarien quotidien dans les cantines, et plus seulement hebdomadaire.

Les députés ont aussi voté des amendements de Célia de Lavergne et Vincent Thiébaut (LREM) demandant à l’État d’être « exemplaire », avec dès 2023 une « offre végétarienne quotidienne dans ses administrations, les établissements publics et les entreprises publiques ».

À lire aussi : Il retire la viande du menu, on lui offre une charolaise (18/03/2021)

Barbara Pompili et Julien Denormandie unis

Cette fois, la ministre de la Transition écologique Barbara Pompili et celui de l’Agriculture Julien Denormandie ont affiché leur unité, alors qu’une polémique avait divisé la majorité à la fin de février à propos des menus sans viande dans les cantines de la municipalité (EELV) de Lyon.

À lire aussi : Les opposants au menu sans viande dans les cantines scolaires à Lyon sont déboutés (15/03/2021)

C’est un sujet qui « déchaîne les passions », « gardons-nous de polémiques infondées », « ce dispositif est bon pour la santé, le climat et notre agriculture », a souligné la ministre de la Transition écologique.

Les défenseurs de la viande évincés

Chez LREM, le député paysan Jean-Baptiste Moreau est revenu à la charge contre l’article 59 et les « campagnes antiviande » : « Plutôt que dire qu’on en mange moins, il faut en manger mieux, de meilleure qualité et française. »

Le LR (2) Thibault Bazin s’est inquiété du risque de pénaliser les familles modestes dont les enfants n’ont parfois que la cantine pour manger de la viande. La « première priorité, c’est remplacer la viande importée par de la viande française élevée à l’herbe », a aussi argumenté le communiste André Chassaigne.

« On répond à une attente »

Célia de Lavergne (LREM) défend à l’inverse le « bon équilibre » du texte et ses amendements. « On répond à une attente et on incite les collectivités à faire pareil » que l’État. Le Conseil national de la restauration collective a testé plusieurs recettes, dont sept sont « vraiment appréciées des enfants », selon Célia de Lavergne, comme les lasagnes végétariennes, le « chili sin carne » ou le couscous végétarien.

En commission, citant des sondages, elle avait indiqué que « 5 % de Français mangent végétarien, et 12 % des 18-25 ans. Surtout, de plus en plus de Français pratiquent une alternative végétarienne dans leur alimentation, près de 30 % se disent flexitariens ».

AFP

(1) La République en marche.

(2) Les Républicains.