Invitée lors de l’ouverture du Congrès mondial de l’agriculture biologique, à Rennes le 7 septembre 2021, la ministre de la Transition écologique, Barbara Pompili, a plaidé pour « un ou une ministre de la Transition écologique dans tous les pays ». « Et ce ministère devrait inclure l’Agriculture, j’en suis persuadée », a-t-elle déclaré.

Une possibilité qui a déjà été plusieurs fois évoquée, notamment lors de la démission de l’ancien ministre de la Transition écologique, Nicolas Hulot en 2018.

De son côté, le ministre de l’Agriculture, Julien Denormandie, n’a de cesse que de clamer qu’il ne faut pas opposer environnement et agriculture. Comme au début de la semaine, lors du Congrès mondial de la nature à Marseille, dans une vidéo relayée par le ministère de la Transition écologique. « L’agriculture a des défis, mais elle est aussi source de solutions », a-t-il insisté.

Nicolas Hulot approuve

Parrain du congrès mondial de la bio, Nicolas Hulot a adressé à la ministre un « encouragement ». « C’est un encouragement. Car cela fait longtemps que je dis que si l’on veut raisonnablement, efficacement, traiter la Transition écologique, il faut des adaptations démocratiques. On ne peut pas avoir en permanence deux ministères qui soient en conflit », a-t-il expliqué aux journalistes.

Faisant suite à l’annonce d’Emmanuel Macron sur l’accélération de la sortie des pesticides, l’ancien ministre a déclaré « prendre acte », en y voyant « la première chose efficace » à faire pour la France pour préserver la biodiversité. Selon le président de la Fondation Nicolas Hulot, l’accélération du calendrier doit être « assortie d’une deuxième condition, sur laquelle (le président) s’est engagé et nous en prenons acte : c’est se battre pendant la présidence française de l’Union européenne pour la mise en place de clauses miroirs » aux frontières de l’Union contre la concurrence déloyale.

Rouvrir les négociations sur la Pac française

Avec sa Fondation, Nicolas Hulot appelle le gouvernement à « rouvrir les négociations du plan stratégique », notamment concernant les ecoschemes (écorégimes), « pour différencier les niveaux de paiements accordés aux agriculteurs en fonction de l’effort consenti et des bénéfices pour l’environnement ». « L’agriculture bio doit passer de l’exception à la norme », selon lui.

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Marie Salset, avec l’AFP