Pyrénées-Orientales, Dordogne, Ille-et-Vilaine, Maine-et-Loire, Manche… À l’appel de la FNSEA et de JA (Jeunes Agriculteurs), plusieurs sections départementales ont manifesté, le plus souvent devant des grandes surfaces, depuis la fin de janvier 2022.

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« FNSEA et JA se mobilisent dans toute la France pour contrôler les prix et origines des produits en GMS ! Nous voulons le respect de la loi Egalim 2 et nous ne lâcherons rien jusqu’à la fin des négociations ! » écrivent les syndicats sur leurs comptes Twitter, répondant au hashtag « #transparenceGMS ».

Des retours de négociations « pas bons du tout »

« Il y a de la tension sur les territoires, confirme Clément Traineau, secrétaire général de JA du Maine-et-Loire, interrogé par La France Agricole. On a eu des retours de négociations qui n’étaient pas bons du tout. On ne pouvait pas laisser les choses comme ça. »

La FDSEA et JA du département ont jeté leur dévolu sur les grandes surfaces, et notamment sur les Leclerc, avec au total « au moins une centaine » de manifestants, dispersés sur plusieurs magasins, estime Clément Traineau. « Ça va monter crescendo jusqu’à la fin des négociations, si elles continuent comme ça », promet-il.

Des délégations en magasins

À l’occasion de ces mobilisations, des délégations syndicales ont pu s’entretenir avec des directeurs de magasins. C’est le cas des JA et de la FDSEA du Maine-et-Loire : « On a obtenu une rencontre avec les huit propriétaires de magasins Leclerc du département et les acheteurs de leurs centrales d’achat, tout ça à la préfecture », détaille Clément Traineau.

Cette rencontre « est prévue le 16 février. Cela ne va pas révolutionner les choses, mais on espère qu’ils vont prendre un peu plus conscience de la situation, et surtout que ça remontera à la centrale d’achat », analyse-t-il.

Les mobilisations sont également propices aux échanges avec les consommateurs. « Ils aiment bien ça, ils se rendent compte des problèmes auxquels nous faisons face », commente Clément Traineau, toutefois conscient que le compte bancaire guide souvent leurs choix.

Les indicateurs doivent être utilisés

Du côté de la FRSEA de l’Ouest, la section laitière est elle aussi particulièrement active. « Les actions des producteurs de lait se multiplient ces dernières semaines […], ciblant les transformateurs comme la distribution ou encore l’État », explique-t-elle dans un communiqué diffusé le 7 février.

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« Des indicateurs reconnus par l’interprofession et validés par Bruxelles existent, ils doivent être utilisés. […] Les actions vont s’intensifier dans tous les départements. […] Nous saurons viser les plus récalcitrants à l’application de la loi [Egalim 2] », prévient-elle.

Raphaëlle Borget