Annoncé le samedi 17 avril 2021 depuis l’Hérault par le Premier ministre Jean Castex, le budget que débloque l’État en soutien aux sinistrés faisant suite aux gelées s’élèvera finalement à un milliard d’euros. Une somme qui couvrira des mesures d’urgence et un fonds de solidarité exceptionnel, dont les modalités d’accès sont encore en discussion. Mais pour le Modef, cette enveloppe sera insuffisante.

> À lire aussi : Indemnisation : Castex promet un milliard aux agriculteurs victimes du gel (17/04/2021)

Des mesures de soutien supplémentaires

Le syndicat estime que le gel printanier a conduit à quatre milliards d’euros de dégâts. « Les paysans font les frais d’importantes calamités mettant à mal pour beaucoup la pérennité de leur exploitation », écrit le Modef, qui demande des mesures supplémentaires d’accompagnement : « une année blanche sur les cotisations sociales et les emprunts des exploitations, surtout pour les jeunes installés », mais aussi « un prêt relais à taux zéro en attendant le versement de l’indemnisation ». Il est à noter que Matignon s’est engagé à verser des avances aux futurs indemnisés, mais une fois encore, les modalités restent encore en discussion.

Assurance mutuelle publique

Le Modef demande à l’État de revenir au « principe juste et efficace d’assurance mutuelle publique ». Un système que le syndicat juge être « à même de garantir l’ensemble des aléas agricoles pour toutes les exploitations ». Pour ce faire, il prône la création d’un régime d’assurance mutuel aléas climatiques, prenant en compte « l’ensemble des acteurs économiques » et « encadré par l’État ».

> À lire aussi : Indemnisations : le système assurantiel n’est pas adapté au maraîchage (20/04/2021)

Alessandra Gambarini