« La production maraîchère ne rentrera pas dans le régime des calamités agricoles, car le taux de pertes physiques de 30 % de la production annuelle est trop important, a assuré Jacques Rouchaussé, président de Légumes de France. Ce système n’est adapté à notre profession, il faut travailler sur le long terme et le changer. »

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« Aujourd’hui c’est le gel, demain ce sera peut-être la sécheresse ou les inondations… On est sous une épée de Damoclès. Nous avons besoin d’un système assurantiel approprié à nos filières », poursuit-il. Selon lui, seules 10 à 15 % des surfaces de maraîchage sont assurées, à cause du coût élevé. Il plaide pour un dispositif accessible à tous.

15 millions d’euros pour investir dans des abris

Pour protéger les productions, Légumes de France a demandé au ministre de l’Agriculture une enveloppe de 15 millions d’euros réservée à la construction d’abris froids. « Ils protègent du froid, de la pluie, de la grêle, des inondations, et permettent d’économiser de l’eau, des intrants et des pesticides. C’est une solution », argumente Jacques Rouchaussé.

« Le retour sur investissement est garanti, insiste-il. Si on protège nos cultures, qu’on augmente nos productions, cela débouchera sur des emplois supplémentaires. Nous avons calculé que l’euro investi est remboursé au bout de 19 mois. Ce n’est pas un investissement à fonds perdus. » Il rappelle que l’origine France représente 50 % des ventes françaises de fruits et légumes. « Il y a une marge de progrès importante, sachant que le consommateur plébiscite l’origine France. »

Justine Papin