Le 18 septembre 2020, le Conseil supérieur de l’énergie (CSE) était réuni pour donner un avis sur les projets du gouvernement en matière de politique énergétique. Il les a rejetés à l’unanimité. Le biogaz était au centre des discussions, à la suite de l’annonce récente du projet d’évolution tarifaire qui a fait bondir la filière. La baisse annoncée pouvait aller jusqu’à 15 % pour les méthaniseurs de petite et moyenne taille, ce qui correspond à l’immense majorité des installations agricoles.

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Une concertation « très prochainement »

Le gouvernement avait affirmé la veille, le jeudi 17 septembre 2020, engager « un effort sans précédent en faveur des énergies renouvelables ». Ce communiqué faisait suite aux cris d’alerte de la filière de la méthanisation, et des révélations du quotidien Les Echos sur la renégociation des contrats photovoltaïques signés avant 2011.

Le ministère de la Transition écologique annonce dans ce communiqué réfléchir à des « soutiens extra-budgétaires au biogaz, très prochainement concertés avec la filière ». Faisant suite au rejet du CSE, Barbara Pompili, ministre de la Transition écologique, a rappelé sa volonté d’engager cette concertation dans les semaines à venir.

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Le CSE est un organisme consultatif dont l’objectif principal est de conseiller le ministère de la Transition écologique en matière de politique énergétique. Il est constitué de parlementaires, de représentants des ministères et des entreprises en lien avec le secteur de l’énergie.

Son président est le sénateur Roland Courteau, un des deux rapporteurs de « L’agriculture face au défi de la production d’énergie ». Ce rapport rédigé au nom de l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPECST) fait la part belle à la méthanisation et à l’agrivoltaïsme notamment.

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Gildas Baron