L’Institut de l’agriculture et de l’alimentation biologiques (Itab) et ses partenaires ont répondu présents à l’expérimentation engagée par le gouvernement, dans le cadre de la loi relative à la lutte contre le gaspillage alimentaire et à l’économie circulaire, d’un affichage environnemental sur les produits alimentaires en proposant le Planet-score.

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Compléter l’ACV

Si le Planet-score se base en partie sur l'Analyse de cycle de vie (ACV), comme l’impose l’expérimentation, l’Itab et ses partenaires se proposent d’aller plus loin et se démarquent ainsi de l’Eco-score porté par un collectif d’acteurs indépendants.

En effet, le Planet-score se veut mobiliser de nouveaux indicateurs sur quatre aspects :

  • Les pesticides
  • Le climat
  • La biodiversité
  • Le bien-être animal.

Le calculateur de biodiversité qui traduit l’impact des pratiques agricoles sur la biodiversité et le paysage a notamment été développé en lien avec l’Inrae. L’Itab a également déployé, à partir des résultats d’un projet d’étude européen, des données complémentaires à l’ACV pour prendre en compte l’impact des résidus de pesticides sur l’alimentation.

Des décisions en fin d’année

L’Itab entend poursuivre le travail à propos de l’impact sur l’eau, le sol, ou encore les émissions d’ammoniac.

D’ici l’automne, un rapport concernant l’expérimentation et l’analyse des différentes propositions de score environnemental devrait être rendu par l’Ademe. La question de l’affichage environnemental sera instruite par le Parlement en fin d’année.

Alessandra Gambarini