« Il existe une bonne corrélation entre la réduction de l’usage des antibiotiques et la baisse de l’antibiorésistance » en médecine vétérinaire, se réjouit Gilles Salvat, le directeur général délégué à la recherche et à la référence, à l’Anses, lors d’un point de presse organisé le 15 novembre.

Résistance maîtrisée aux antibiotiques critiques

52 000 antibiogrammes ont été collectés en 2020. Les chiens, les bovins et les volailles sont les espèces les plus représentées. La proportion de souches de la bactérie E. Coli résistantes aux antibiotiques critiques, parmi les seules à pouvoir soigner des maladies graves chez l’Homme, reste inférieure à 8 %. Rien à signaler, donc.

« La résistance à la colistine, un autre antibiotique d’intérêt, reste à des niveaux faibles chez toutes les espèces animales », précise le rapport de l’Anses, rendu public le 18 novembre 2021.

Vigilance pour les chiens, les chats et les chevaux

Les experts s’inquiètent en revanche de la résistance observée aux autres antibiotiques. Depuis peu, « le taux de résistance progresse chez les chiens, les chats et les chevaux », remarque Jean-Yves Madec, le directeur scientifique de l’antibiorésistance à l’Anses. Les porcs, les bovins et les volailles ne sont pas concernés par cette inversion de tendance.

L’institut va justement se pencher sur le rôle des animaux de compagnie dans la propagation de l’antibiorésistance, au travers du projet Dyaspeo.

Sur le sujet de la multirésistante bactérienne, autrement dit la résistance des bactéries à plus de trois antibiotiques, « seule la tendance chez les chevaux est une source de préoccupation », indique l’Anses.

> Pour aller plus loin, écoutez le podcast de La France Agricole sur l’antibiorésistance :

Alexandra Courty