« Je me réjouis de l’unanimité trouvée pour compléter, je dis bien de compléter notre arsenal de lutte contre cette épizootie [d’influenza aviaire hautement pathogène (IAHP)], en envisageant le recours à la vaccination », affirme Marc Fesneau, ministre français de l’Agriculture, le 24 mai 2022 à Bruxelles, au sortir du premier conseil agricole qu’il a présidé.

Le nouveau pensionnaire de la rue de Varenne salue « l’appétence des délégations à continuer de travailler sur ce sujet », érigé comme « l’une des priorités » de la présidence française du Conseil de l’Union européenne (UE). Et de souligner que la vaccination s’envisage « en plus des nécessaires mesures de biosécurité que nous connaissons déjà ».

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« Échanger rapidement » avec les partenaires commerciaux

Lors de ce Conseil, les ministres européens de l’Agriculture ont en effet appelé les États-membres de l’UE à « intensifier leurs efforts pour développer des stratégies de vaccination ciblées sur les zones, les espèces et les pratiques agricoles à risque ».

Ils ont également réitéré l’importance de la surveillance des souches d’IAHP en circulation, et suggéré d’« explorer les possibilités d’un mécanisme d’achat groupé ou de banque de vaccins pour garantir un approvisionnement solide et réactif ».

Par ailleurs, Marc Fesneau insiste sur la nécessité, en parallèle, d’« échanger rapidement avec nos partenaires commerciaux pour s’assurer de l’acceptabilité de cette approche dans les échanges ». Ses homologues européens encouragent l’élaboration d’une « feuille de route opérationnelle pour soutenir ces dialogues et discussions ».

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Vincent Guyot