« Si le métier de vétérinaire fait toujours autant rêver une partie de la jeunesse, certains territoires manquent de praticiens en particulier dans les zones rurales », constate le ministère de l’Agriculture, dans un communiqué publié le 24 janvier 2022. Or l’enjeu est de taille, notamment pour la « détection précoce des maladies, le suivi de la performance sanitaire et économique des filières animales mais également plus globalement le maintien des activités agricoles et l’attractivité des territoires. »

Six territoires éligibles

Dans le cadre de la feuille de route pour lutter contre le manque de praticiens dans les zones rurales, le ministère de l’Agriculture et les organisations professionnelles agricoles et vétérinaires (1) lancent un « un appel à manifestation d’intérêt permettant d’aider les territoires à lutter contre la désertification vétérinaire ». Les candidatures doivent être transmises au Conseil national de l’ordre des vétérinaires le 15 mars 2022 au plus tard. Elles doivent répondre à des exigences spécifiques.

Concrètement, « le principe est de permettre à six territoires volontaires (peu importe leur échelon) de bénéficier d’un diagnostic de leur situation (évaluer sur le plan qualitatif et quantitatif l’offre vétérinaire et la demande des élevages) et de co-construire un plan d’action adapté à leurs besoins », explique le ministère. Un comité de pilotage national statuera sur les dossiers reçus.

« Produire des actions pérennes »

La part belle sera faite au « portage collectif et local du diagnostic et du plan d’action par toutes les parties prenantes (administration, filières agricoles, vétérinaires et collectivités territoriales) », souligne le ministère. Selon la rue de Varenne, « seule la motivation commune de ces différents acteurs est de nature à produire des actions pérennes et des effets durables sur le maillage territorial des vétérinaires en zones rurales. »

Et de rappeler que dans le cadre de la feuille de route précitée, « toute collectivité ou groupement peut mettre en place une politique d’attractivité et de soutien aux vétérinaires disposant d’une habilitation sanitaire et assurant la continuité et la permanence des soins aux animaux d’élevage ».

Vincent Guyot

(1) Assemblée permanente des chambres d’agriculture (APCA), Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles (FNSEA), Fédération nationale des groupements de défense sanitaire (GDS France), Société nationale des groupements techniques vétérinaires (SNGTV), Syndicat national des vétérinaires d’exercice libéral (SNVEL), Conseil national de l’ordre des vétérinaires (CNOV).