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Les ventes d’antibiotiques diminuent encore

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Santé animale - Les ventes d’antibiotiques diminuent encore
L’exposition des bovins aux antibiotiques a diminué de 25,5 % entre 2011 et 2019. © Claudius Thiriet

Entre 2018 et 2019, les ventes d’antibiotiques dans le cadre de la médecine vétérinaire ont encore diminué de 10,5 % en volume, estime l’Agence nationale du médicament vétérinaire (Anses-ANMV). Depuis 2011, année de référence pour le premier plan national Ecoantibio, la baisse dépasse les 50 %.

Que ce soit dans le cadre de la loi d’avenir pour l’agriculture, l’alimentation et la forêt (LAAAF) ou les deux plans Ecoantibio, les objectifs relatifs à la réduction de l’utilisation des antibiotiques en médecine animale sont largement atteints. Depuis 2011, année de référence pour le premier plan Ecoantibio, les ventes ont chuté de 53 %, estime l’Agence nationale du médicament vétérinaire (Anses-ANMV) dans un rapport publié le 18 novembre 2020.

En 2019, la filière porcine reste la plus grande consommatrice d’antibiotiques (141 tonnes), suivie des bovins (117 tonnes) et des volailles (74 tonnes).

Plus bas niveau d’exposition depuis 1999

Toutefois, le suivi des ventes en volume « n’est pas forcément représentatif de la réelle utilisation sur le terrain », relève Jean-Pierre Orand, directeur de l’ANMV, lors d’un point de presse organisé le 16 novembre. Pour remédier à cela, les spécialistes étudient un indicateur d’exposition des populations animales appelé ALEA. Il donne le rapport entre le poids vif traité et la biomasse totale. Entre 2011 et 2019, cet indicateur est en repli de 45,3 %.

La plus grosse baisse concerne les filières traditionnellement hors-sol : les volailles (–60,5 %), les porcs (–54 %) et les lapins (–41,1 %). La filière cunicole est par ailleurs la seule à afficher un ALEA encore supérieur à 1. Cela signifie qu’il y a en moyenne plusieurs traitements antibiotiques par lapin et par an. En ce qui concerne les bovins, l’exposition des animaux a reculé de 25,5 % entre 2011 et 2019. Le nombre de traitements intramammaires a diminué de plus de 30 % sur la même période.

Entre 2018 et 2019, « la baisse de l’exposition continue pour les principales espèces de rente mais on atteint un plateau pour les animaux domestiques et les lapins », souligne Jean-Pierre Orand. Une raison de plus pour ne pas relâcher les efforts, tout en sachant qu’un monde sans antibiotique n’est pour l’instant pas un objectif au nom « de la santé et du bien-être des animaux ».

Antibiotiques critiques en perdition

Entre 2013, année de référence pour la loi LAAAF, et 2019, l’exposition des animaux aux antibiotiques critiques (utilisés en dernier recours en médecine humaine) a chuté de façon draconienne. Toutes espèces confondues, le recul de l’ALEA est de 94,1 % pour les céphalosporines de dernières générations et de 86 % pour les fluoroquinolones. Concernant la colistine, la baisse est de 64,5 % entre la moyenne de 2014-2015 et 2019. « Tous les objectifs sont atteints en ce qui concerne les antibiotiques d’importance critique, sourit Jean-Pierre Orand. L’exposition semble se stabiliser depuis trois ans. »

En Europe, la France fait figure de bonne élève sur la réduction de la dépendance aux antibiotiques en médecine vétérinaire, au même titre que les Pays-Bas. Le deuxième plan Ecoantibio (2016-2021) entend bien inscrire ses résultats dans la durée.

Alexandra Courty
L’antibiorésistance marque le pas

Pas d’alerte concernant l’antibiorésistance. « Il y a une cohérence entre la réduction de l’utilisation des antibiotiques et le taux de résistance des bactéries pathogènes animales », rassure Jean-Yves Madec, directeur scientifique antibiorésistance à l’Anses.

Concernant la bactérie E-Coli, principal indicateur pour le suivi de l’antibiorésistance, « les tendances à la baisse se confirment pour les antibiotiques critiques », indique le spécialiste. Le taux de résistance des bactéries aux céphalosporines de dernières générations (3 et 4) est inférieur à 2 % pour les principales espèces de rente. Pour les fluoroquinolones, ce taux est compris entre 3 % (porcs) et 8 % (bovins). La situation est maîtrisée sur la colistine.

Sur les autres antibiotiques, la tendance est à la stabilisation, voire à une légère baisse de l’antibiorésistance. Le taux de bactéries résistantes (E-Coli) est au maximum de 30 % chez les poules et les poulets mais peut encore atteindre 75 % pour les bovins. Les bactéries multirésistantes sont en baisse dans l’ensemble des filières.

Ces résultats sont détaillés dans le rapport du Réseau d’épidémiosurveillance de l’antibiorésistance des bactéries pathogènes animales (Résapath), publié le 18 novembre 2020.

L’antibiorésistance marque le pas

Pas d’alerte concernant l’antibiorésistance. « Il y a une cohérence entre la réduction de l’utilisation des antibiotiques et le taux de résistance des bactéries pathogènes animales », rassure Jean-Yves Madec, directeur scientifique antibiorésistance à l’Anses.

Concernant la bactérie E-Coli, principal indicateur pour le suivi de l’antibiorésistance, « les tendances à la baisse se confirment pour les antibiotiques critiques », indique le spécialiste. Le taux de résistance des bactéries aux céphalosporines de dernières générations (3 et 4) est inférieur à 2 % pour les principales espèces de rente. Pour les fluoroquinolones, ce taux est compris entre 3 % (porcs) et 8 % (bovins). La situation est maîtrisée sur la colistine.

Sur les autres antibiotiques, la tendance est à la stabilisation, voire à une légère baisse de l’antibiorésistance. Le taux de bactéries résistantes (E-Coli) est au maximum de 30 % chez les poules et les poulets mais peut encore atteindre 75 % pour les bovins. Les bactéries multirésistantes sont en baisse dans l’ensemble des filières.

Ces résultats sont détaillés dans le rapport du Réseau d’épidémiosurveillance de l’antibiorésistance des bactéries pathogènes animales (Résapath), publié le 18 novembre 2020.

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