Ce fort courant d’achats de la part des pays asiatiques devrait soutenir les prix à travers la planète. Cette tendance devrait se poursuivre tout au long du deuxième trimestre, estime la Rabobank dans ses prévisions publiées ce 25 avril 2017.

En Chine, relocalisation de la production

La politique de relocalisation de la production chinoise devrait soutenir les prix intérieurs, et stabiliser le niveau des importations dans les prochains mois. La production locale devrait commencer à se redresser au troisième trimestre, les investissements réalisés ces dernières années commençant à porter leurs fruits.

En Europe, des prix élevés dus à une offre sous pression

Le marché européen est en pleine croissance, avec des tarifs qui augmentent rapidement du fait d’une offre insuffisante. Les prix des porcelets ont atteint des records au premier trimestre. Cette situation devrait se prolonger au cours de l’été. Du côté des exportations, les tarifs élevés limitent la compétitivité de l’offre européenne, donc les retombées financières qu’on pouvait attendre de la bonne tenue du marché mondial.

Aux États-Unis, l’exportation détermine les niveaux de prix

La hausse prévue de la production américaine de porcs en 2017, estimée à 4 %, est le grand atout de l’industrie porcine états-unienne. Avec une consommation qui atteint des records, ce sont les exportations qui détermineront le niveau de prix final. Les prix bas actuels concurrencent durement le principal concurrent des États-Unis, l’Europe.

Au Brésil, un impact limité du scandale de la viande avariée

Le Brésil continue à renforcer sa position parmi les gros exportateurs de viande porcine, avec des volumes accrus vers toutes les destinations principales, en particulier la Chine. Le récent scandale de la viande avariée a eu un impact faible, voire nul, sur les volumes et les prix à l’exportation.