En dépit d’une « croissance soutenue », LDC s’est dit inquiet face à la hausse continue des prix des matières premières agricoles. « Le poulet se nourrit de grains, de maïs, de blé, de soja », a rappelé le président du groupe Denis Lambert lors d’un point de presse.

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« 60 % du prix de revient » d’un poulet

« L’aliment représente 60 % du prix de revient, poursuit-il En deux ans, les prix du blé ont augmenté de 57 %. Il faut des hausses de tarifs pour que l’on puisse payer les producteurs au juste prix. »

Denis Lambert a estimé que de nouvelles revalorisations tarifaires de l’ordre de 9 % étaient « indispensables pour préserver l’équilibre des filières », après un effort similaire demandé aux distributeurs l’an dernier.

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« L’issue des négociations engagées avec les clients et la réussite des fêtes de fin d’année seront des éléments déterminants pour atteindre un résultat opérationnel courant de l’ordre de 200 millions d’euros, équivalent à celui réalisé il y a deux ans », selon un communiqué.

Passage de relais

À la tête du groupe depuis près de 21 ans, Denis Lambert, âgé de 62 ans, a annoncé qu’il passerait la main à Philippe Gelin (58 ans), qui dirige le pôle international du groupe, en mai 2023.

« Je suis entré à LDC à 21 ans. À l’époque, il n’y avait qu’un seul site, à Sablé-sur-Sarthe, avec 400 salariés. Il est temps de voir arriver une nouvelle génération, plus connectée », a-t-il dit, précisant qu’il rejoindrait le conseil de surveillance du groupe à l’été 2023.

De mars à la fin d’août, le bénéfice net du groupe atteint 80,1 millions d’euros, en hausse de 20 % sur un an. LDC avait déjà annoncé en octobre avoir généré près de 2,4 milliards d’euros de chiffre d’affaires sur la période (+12,9 %).

Le groupe compte aujourd’hui une centaine de sites et plus de 23 000 employés.

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AFP