« Votre voix a été entendue haut et fort », rapporte Stella Kyriakides, faisant référence à l’initiative citoyenne européenne intitulée « End the Cage Age ». À l’occasion d’un extrait vidéo diffusé le 15 octobre sur le site de la Commission, la commissaire européenne à la Santé et la Sécurité alimentaire entend bien positionner le bien-être animal parmi ses « priorités absolues ».

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Nouvelles règles en vue

Dans le cadre de la stratégie « De la ferme à la fourchette », la Commission européenne compte proposer, aux États membres et au Parlement européen, de nouvelles règles en matière de bien-être animal d’ici à deux ans. Pour y parvenir, elle sollicite la contribution des citoyens à travers une consultation publique, ouverte du 15 octobre au 21 janvier 2022.

« Nous accorderons également une attention particulière à ce que les agriculteurs, les opérateurs du secteur alimentaire, les ONG et les autorités publiques ont à nous apporter sur ce sujet », renchérit Stella Kyriakides.

Garantir un niveau plus élevé à l’échelle européenne

« En juin dernier, nous nous sommes engagés à proposer, d’ici à la fin de l’année 2023, une loi visant à supprimer progressivement l’élevage en cage pour certaines catégories d’animaux (1) », rappelle Stella Kyriakides. La commissaire européenne à la Santé et la Sécurité alimentaire porte aujourd’hui des ambitions plus larges en faveur du bien-être animal.

« Nous voulons renforcer et étendre les protections accordées aux animaux dans de nombreux domaines clés », indique-t-elle. Une législation actualisée portant sur les conditions de bien-être à la ferme, pendant le transport et à l’abattage est notamment évoquée, et cela est spécifique à chaque espèce.

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Trois objectifs

Cette initiative poursuit trois objectifs globaux : garantir un niveau plus élevé de bien-être animal, aligner la législation communautaire sur les dernières preuves scientifiques, élargir son champ d’application et faciliter sa mise œuvre.

« Cela tout en permettant une production rationnelle et une concurrence loyale pour les opérateurs économiques de l’Union européenne au sein du marché unique, et en répondant aux attentes des citoyens et des consommateurs », ajoute la Commission. Une feuille de route détaille la série d’options possibles pour atteindre ces objectifs.

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Lucie Pouchard

(1) La proposition visera à supprimer progressivement l’utilisation de systèmes de cages pour les poules pondeuses, les truies et les veaux, mais aussi lapins, poulets, cailles, canards et oies.