C’est officiel. « La castration chirurgicale à vif des porcelets mâles est interdite. » Seule la castration chirurgicale avec anesthésie et analgésie par d’autres moyens que le déchirement est autorisée, indique un arrêté publié le jeudi 27 février 2020, au Journal officiel de la République française.

Le texte précise également que seuls les vétérinaires « peuvent pratiquer des opérations de castration », autorisant néanmoins les éleveurs et leurs salariés à la pratiquer par dérogation, sur des porcs « âgés de sept jours ou moins ». Conformément aux annonces de Didier Guillaume, ministre de l’Agriculture, le 28 janvier dernier, ces dispositions entreront en vigueur le 31 décembre 2021.

L’exécutif lâche du lest

Alors que le ministre de l’Agriculture assurait en janvier dernier que les organisations vétérinaires étaient « prêtes à élaborer un protocole permettant la prise en charge complète de la douleur en utilisant l’anesthésie locale », l’exécutif a décidé de donner davantage de latitude aux éleveurs à ce sujet.

Dans un second arrêté également publié le 27 février 2020, Didier Guillaume autorise les éleveurs — sans préciser de production — à « utiliser tout médicament vétérinaire visant à supprimer ou atténuer la douleur liée aux actes relevant de la conduite d’élevage », y compris « l’application de tout traitement analgésique ou anesthésique local ». Ces dispositions entreront également en vigueur le 31 décembre 2021.

V. Guyot