« Un groupe restreint, composé d’acteurs des deux productions, proposera aux instances de l’Inao une piste de résolution pour la fin de février 2018 au plus tard », indique l’institut dans un communiqué diffusé le mercredi 22 novembre 2017 après une première réunion.

Ne pas oublier les intérêts de la filière laitière

Cette résolution « devra répondre à deux objectifs : la protection de l’AOP et la préservation des intérêts des consommateurs et de l’économie de la filière laitière normande », ajoute-t-il. Les petits producteurs défendent farouchement l’appellation d’origine protégée (AOP) dont bénéficie le « camembert de Normandie » au lait frais.

En face, les géants de la laiterie française produisent dans leurs usines – de Normandie aussi — quelque 60 000 tonnes de camemberts non-AOP, la plupart du temps à partir de lait pasteurisé, vendus en grande distribution ou à l’étranger. 8 000 autres tonnes sont produites hors de Normandie.

« Trouver une issue au manque de lisibilité pour le consommateur »

Cette réunion, dont le but est de « trouver une issue au manque de lisibilité pour le consommateur qu’entraîne la coexistence de ces deux produits », s’est tenue en présence des acteurs du « camembert AOP de Normandie » et ceux du camembert « fabriqué en Normandie » (le SNSC, Syndicat normand des fabricants de camembert).

Étaient également présents Patrice Chassard, agriculteur et président du comité national des appellations d’origine laitières, agroalimentaires et forestières de l’Inao, et Yvon Bochet, président du groupe de travail de l’Inao constitué sur ce dossier.

AFP