Une étude est menée depuis le début de l’été 2020 par l’Unité de recherche sur l’écosystème prairial de l’Inrae de Clermont-Ferrand sur deux sites où des troupeaux ovins pâturent dans des prairies agrivoltaïques.

D’après l’étude, au cours de l’été 2020, en exclos, la pousse de l’herbe a été supérieure de 125 à 200 % sous les panneaux photovoltaïques par rapport aux zones en plein soleil espacées des panneaux.. Cela peut s’expliquer par une humidité du sol en moyenne 28 % 11 à 35 % plus élevée sous les panneaux solaires, et une température du sol inférieure de 4 à 6°C. L’indice de végétation est supérieur et l’herbe y est plus verte.

L’étude prend place sur des prairies situées à Braize, dans l’Allier (JPEE), à une altitude de 235 m et à Marmanhac, dans le Cantal (Photosol), à 840 m.

Des atouts pour l’élevage

Hervé Le Flèche exploite une des parcelles dans l’Allier concernées par l’étude. Il constate que ses brebis n’ont pas l’air perturbées par les panneaux, au contraire. Les animaux se réfugient à l’ombre des structures lorsque le temps est chaud et s’y abritent lorsque la météo est trop pluvieuse ou venteuse.

L’éleveur remarque également une pousse de l’herbe plus précoce sous les panneaux au début du printemps.

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Des résultats complémentaires attendus

Les mesures et observations ont d’abord été effectuées dans le cadre d’un stage de recherche, mais elles se poursuivent et pourraient conduire à une publication scientifique. Des résultats complémentaires sont attendus, notamment pour évaluer et comparer les pousses d’herbe (biomasse, état de la végétation…) tout au long de l’année.

Ces résultats sont scrutés de près, alors que l’agrivoltaïsme connaît un essor important, mais que les données agronomiques sont encore peu nombreuses, voire inexistantes pour certains systèmes et sous certains climats.

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Gildas Baron