« Les bons résultats des activités portant sur l’alcool pharmaceutique et des sucres pour le grand public en Europe, ainsi que la hausse des volumes vendus depuis le Brésil et des prix en Europe ont permis de compenser quasi intégralement les baisses d’activité sur les marchés affectés par la crise sanitaire, notamment l’éthanol et les catégories exposées à la restauration hors foyer », rapporte le groupe dans un communiqué diffusé le 30 juillet 2020.

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Retour à la normale

« À compter du début de juin, le niveau d’activité est revenu proche de son niveau d’avant le confinement », poursuit Tereos. Et de souligner la « forte dynamique de croissance » de son excédent brut d’exploitation (Ebitda ajusté), en hausse de 183 %, à 94 millions d’euros au premier trimestre. D’avril à juin, Tereos a enregistré un chiffre d’affaires de 967 millions d’euros, en repli de 4 %.

Cela traduit, selon le deuxième groupe sucrier mondial, « l’avancement de notre plan de transformation “Ambitions 2022” en termes de compétitivité, la progression de volumes vendus depuis le Brésil, le dynamisme du segment de l’alcool et le maintien des prix du sucre européen, et ce malgré l’impact de la crise sanitaire qui a pesé sur les volumes vendus (notamment sucre et éthanol en Europe, amidon et produits sucrants) ».

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Tereos, qui a renoué avec les bénéfices en 2019/2020, est lourdement endetté, à 2,6 milliards d’euros. Il a mis en place, en mai 2020, « un nouveau financement au Brésil, d’une maturité de 5 ans, de 105 millions de dollars ». Il a obtenu, le 23 juillet, un prêt de 230 millions, garanti à 80 % par l’État français. « Ce prêt, d’une maturité pouvant aller, à la main de Tereos, jusqu’à 5 ans, s’inscrit dans le cadre de la gestion proactive de la liquidité du groupe ».

AFP