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Barbara Pompili a signé l’appel des coquelicots

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Pesticides - Barbara Pompili a signé l’appel des coquelicots
Barbara Pompili « a signé notre appel, c’est courageux de la part du numéro trois du gouvernement », a déclaré Fabrice Nicolino, en sortant du ministère de l’Écologie. © H. Parisot

Deux ans après son lancement, le mouvement « Nous voulons des coquelicots » a obtenu la signature de la ministre de la Transition écologique pour son appel à l’interdiction de tous les pesticides de synthèse. Cet anniversaire est aussi l’occasion de lancer « Nous voulons des paysans », qui demande la « sortie de l’agriculture industrielle ».

Nous voulons des coquelicots a obtenu la contre-signature de Barbara Pompili, ministre de la Transition écologique, à l’appel du mouvement pour l’interdiction des pesticides de synthèse. Les militants ont en effet été reçus le 15 septembre 2020, à l’occasion de l’anniversaire des deux ans du mouvement, au ministère de la Transition écologique. Ils ont remis à la ministre le 1,1 million de signatures recueillies.

Question de symbole

« Elle nous a dit que cela ne signifiait pas qu’elle allait se battre aujourd’hui ou demain pour l’interdiction de tous les pesticides de synthèse, a commenté Fabrice Nicolino, journaliste qui a lancé le mouvement en 2018. Mais comme elle est d’accord avec le sens de l’appel, elle a décidé de signer, après de nombreuses hésitations et au dernier moment. »

Bien qu’il souligne que le mouvement et la ministre de la Transition écolofique n’ont « pas le même point de vue sur ce qu’il convient de faire pour arrêter cette folie des pesticides », il estime que « c’est une très bonne nouvelle, et cela clôt ces deux années d’efforts collectifs de manière assez heureuse ».

Pour Emily Loizeau, chanteuse et soutien du mouvement, c’est « une question de symbole pour qu’elle puisse continuer d’être audible par la population qui la soutient ». Elle estime que la ministre a perdu la confiance d’un bon nombre d’entre eux en « reculant sur les néonicotinoïdes ». Elle assure que la ministre a signé « par conviction personnelle ».

« Nous voulons des paysans »

Les rassemblements mensuels et la recherche de signatures prennent fin pour les Coquelicots, bien qu’une petite structure nationale persiste et que le collectif soit en train de s’organiser régionalement. « Sans s’arrêter, le mouvement des Coquelicots prend une tournure différente, explique Fabrice Nicolino. Il lance un nouvel appel dans le prolongement du premier, « Nous voulons des paysans », qui a pour objectif la « sortie de l’agriculture industrielle en 10 ans ».

Il souhaite favoriser une « paysannerie moderne, rajeunie, avec des moyens techniques importants ». Pour cela, « nous avons chiffré les besoins en investissements approximativement à 300 milliards d’euros sur 10 ans, soit 30 milliards en moyenne par an, pour permettre l’installation d’un million de paysans nouveaux, et une aide aux paysans survivants », détaille-t-il.

« Un des objectifs seconds de l’appel des paysans, c’est la réorganisation spatiale de la France. » Il dénonce une ruralité « à l’abandon » avec notamment des services publics qui disparaissent, et des lignes de chemin de fer qui ne fonctionnent plus.

Hélène Parisot
« Deux ans de messages outranciers et insultants »

Dans un communiqué daté du 15 septembre 2020 également, le collectif « Sauvons les fruits et légumes de France » estime que la remise des signatures vient « couronner 2 ans de messages outranciers et insultants à l’égard des agriculteurs ».

Le collectif estime que le nombre de signatures doit être « drastiquement » revu à la baisse, car leur recueillement ne comportait aucun processus de vérification d’identité.

Il « rappelle que les pesticides font partie des outils indispensables à la protection des cultures », y compris en agriculture biologique, et souligne une « confusion entre danger et risque ».

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