Vous êtes abonné

Première visite ?

Inscrivez-vous
Imprimer Envoyer par mail Commenter

Une hausse des prix en rayons

réservé aux abonnés

Fruits et légumes - Une hausse des prix en rayons
« Un véritable fléau écologique ». Le suremballage des fruits et légumes est pointé du doigt par Familles rurales. © Cédric Faimali/GFA

Familles rurales a dévoilé le 28 juillet 2020 son observatoire annuel des prix des fruits et légumes. Des produits qui ont subi globalement une hausse de prix en un an, liée en partie à des circonstances exceptionnelles, selon Interfel.

Pour la quatorzième année consécutive, Familles rurales a rendu public, le 28 juillet 2020, son observatoire des prix des fruits et légumes. Une analyse basée sur le relevé des prix de huit fruits et huit légumes, issus de l’agriculture conventionnelle et de l’agriculture bio.

+17 % pour les fruits en conventionnel

Selon les résultats de l’étude, entre juin 2019 et juin 2020, le prix des fruits a augmenté de 17 % en conventionnel et de 6 % en agriculture bio. Ainsi, un panier contenant un kilo (ou une pièce pour le melon), de chaque fruit passé au crible (voir l’encadré ci-dessous), est passé de :

  • 30,26 € en 2019, à 35,36 € en 2020, en conventionnel,
  • 56,21 € en 2019, à 59,61 € en 2020, en bio.

Tous les fruits ont subi une augmentation, à l’exception de la fraise bio (–7 %), des pommes bio et conventionnelles (–1 %) et de la cerise bio (stable).

Les fruits ayant enregistré l’augmentation la plus importante en conventionnel sont la nectarine (+26 %), la poire (+24 %), la pêche (+21 %) et la cerise (+20 %).

Du côté de la bio, le melon a connu une envolée des prix (+40 %). L’abricot et la pêche ont augmenté respectivement de 18 % et de 15 %.

21,34 € pour un panier de légumes en conventionnel

Le prix d’un panier comprenant un kilo de chaque légume analysé (voir l’encadré ci-dessous) a lui aussi augmenté en général, mais d’une manière moins prononcée. Selon l’observatoire, il est passé de 20,46 € en 2019 à 21,34 € en 2020, pour des produits en conventionnel et de 36,71 € à 37 € pour des produits bio.

Certains produits connaissent une baisse de prix :

  • pommes de terre conventionnelles : –13 % ;
  • pommes de terre bio : –12 % ;
  • haricots verts bio : –28 % ;
  • haricots verts conventionnels : –4 %.

L’aubergine, la tomate et le poivron, bio et conventionnels, sont les légumes ayant subi la plus forte hausse par rapport à 2019.

Des circonstances exceptionnelles, selon Interfel

« Si une baisse des prix a été constatée en juin par rapport au mois précédent, la hausse des prix sur la période de l’observatoire de la fin de mai au début de juin par rapport à l’an dernier est liée à la conjonction de plusieurs facteurs exceptionnels. Notamment la crise sanitaire inédite, mais aussi aux conditions météorologiques particulièrement peu favorables en 2020 », a réagi l’interprofession des fruits et légumes frais (Interfel), faisant suite à la publication de l’observatoire de Familles rurales.

Des produits difficilement accessibles pour les plus modestes

Face aux évolutions de prix révélées par son étude, Familles rurales alerte sur l’impossibilité, pour certaines familles, de manger cinq fruits et légumes par jour, comme le recommande le plan national nutrition-santé (PNNS). Selon que les produits sont achetés en magasin de type hard-discount, en grande surface « classique » ou sur un marché, l’observatoire montre que pour suivre ces recommandations nutritionnelles, une famille composée de deux adultes et deux enfants doit dépenser entre 144 et 259 euros par mois, soit entre 12 et 21 % du Smic.

Un constat auquel Interfel tente de trouver des solutions en proposant « chaque semaine sur les réseaux sociaux, des recommandations d’achat à travers les « paniers malins » pour limiter l’impact sur le budget réservé aux fruits et légumes frais des ménages ». Elle rappelle également qu’elle a demandé la « mise en place des chèques fruits et légumes pour les familles en difficulté ».

« Le fléau » du suremballage

Familles rurales pointe enfin du doigt le suremballage des fruits et légumes dans les rayons. « Un véritable fléau écologique », selon l’association, qui souligne que « les produits qui en font le plus l’objet sont les fruits et légumes bio ». À ce sujet, Interfel rappelle son engagement « depuis près de deux ans à travailler pour la suppression des emballages plastiques dès la fin de 2021 pour les produits vendus entiers et dès 2022 pour les fruits et légumes bio ». Elle précise que la majorité de la commercialisation des fruits et légumes reste le vrac.

Bertille Quantinet
Une étude de huit fruits, huit légumes et quatre surfaces de vente

Familles rurales informe que 75 relevés de prix ont été réalisés du 30 mai au 12 juin 2020, par une équipe de 46 « veilleurs en consommation » dans 26 départements. Quatre surfaces de vente ont été visitées : hypermarchés/supermarchés, établissements à dominante marque propre (EDMP de type hard-discount), marchés et magasins spécialisés bio.

Les prix de huit fruits et huit légumes ont été relevés, issus de l’agriculture conventionnelle et de l’agriculture biologique.

Ont été analysés : pomme (golden), aubergine (longue), melon (charentais), carotte (nantaise), abricot (bergeron), courgette (longue), cerise (burlat/bigarreau), haricot vert, fraise (ronde), poivron (vert), pêche (blanche), pomme de terre, nectarine (blanche), tomate (grappe), poire (conférence/william), salade (laitue).

Le prix moyen de chaque produit est calculé de façon pondérée en prenant en compte la part de marché (1) de chaque surface de vente pour le conventionnel comme pour le bio.(1) Source : Observatoire des prix et des marges/Agence bio.
Imprimer Envoyer par mail Commenter
En direct
Afficher toutes les actualités


Transmission & Patrimoine : tous les conseils pour passer le relais !