Initiative voulue par le président de la République, Emmanuel Macron, le Varenne agricole de l’eau et de l’adaptation au changement climatique doit être lancé le 28 mai 2021 par Julien Denormandie, ministre de l’Agriculture, et Bérengère Abba, secrétaire d’État auprès de la ministre de la Transition écologique, chargée de la Biodiversité.

Ce chantier part du constat que le changement climatique va avoir des conséquences majeures pour le monde agricole à l’horizon de 2050, en particulier sur la disponibilité de la ressource en eau avec des sécheresses d’intensité croissante en période estivale et des phénomènes climatiques en période hivernale dont l’intensité devrait croître.

Dans la continuité des Assises de l’eau

Le Varenne agricole de l’eau et de l’adaptation au changement climatique est lancé dans la continuité des Assises de l’eau qui se sont tenues en 2018 puis en 2019, et dont l’un des axes est « Économiser et mieux partager l’eau ». Il va s’articuler autour de trois axes, avec la création de groupes de travail pour chaque thématique.

  1. Gestion des risques climatiques

    Ce sera la première thématique lancée, avec un objectif de finalisation pour le début de l’année 2022. Le but est d’avoir une politique anticipée de la gestion des risques, et d’avoir des arbitrages au bout de ce Varenne sur l’équilibre du dispositif d’assurance récolte. Un point sera aussi fait sur l’évolution éventuelle des gouvernances du CNGRA (Comité national de gestion des risques en agriculture).

  2. Adaptation de l’agriculture aux stress

    L’objectif est de faire le diagnostic de l’impact que pourrait avoir le changement climatique sur les pratiques et les activités agricoles à l’horizon de 2035. Il sera accompagné d’un diagnostic de ces effets à l’échelle des régions pour au final « engager dès la fin de cette année des réflexions autour de plans d’adaptation de l’agriculture à l’échelle territoriale ».

  3. Ressources en eau

    Cette thématique concerne l’articulation entre les besoins agricoles et l’accès aux ressources en eau mobilisables. Elle vise à étudier les actions à mettre en place pour permettre « la mobilisation sécurisée de la ressource en eau sur le long terme, avec le souci permanent de la concertation et la volonté de transcender les clivages aujourd’hui observés ».

    Le but est notamment d’accélérer la mise en place des PTGE (projet de territoire pour la gestion de l’eau) jugée par beaucoup d’acteurs comme trop longue.

Isabelle Escoffier