Vous êtes abonné

Première visite ?

Inscrivez-vous
Imprimer Envoyer par mail Commenter

Il plante des panneaux photovoltaïques dans ses champs de blé

réservé aux abonnés

Énergie renouvelable - Il plante des panneaux photovoltaïques dans ses champs de blé
« Entre les sécheresses récurrentes et le retrait de phytosanitaires, on essaie toutes les alternatives » et notamment les panneaux photovoltaïques, lance Jean-Philippe Delacre, exploitant à Channay. © Anne Bréhier

À l’aide de panneaux verticaux photovoltaïques, la ferme de Bel Air en Côte-d’Or explore les synergies entre la production d’énergie et les cultures.

Alors que le principe d’une MAE zone intermédiaire a été acté dans le cadre de la réforme de la Pac, avec toutefois un budget limité, des exploitations céréalières bourguignonnes testent des alternatives au modèle classique colza-blé-orge. Un système à bout de souffle sur les sols caillouteux, séchants et à faible potentiel.

À lire aussi : Barbara Pompili confirme le nouveau tarif d’achat photovoltaïque (06/10/2021)

Une première tranche sur les bâtiments

« Les impasses techniques sur le colza et la fin de la chimie nous obligent à trouver de nouvelles perspectives pour pérenniser la ferme », pointe Jean-Philippe Delacre, installé avec trois associés sur 1 100 ha à Channay (Côte-d’Or). L’agrandissement, l’exportation et le commerce de la paille, puis l’installation de 1 800 m2 de panneaux photovoltaïques sur les bâtiments ont permis un temps de maintenir le revenu.

« Mais cela ne suffit plus, assure-t-il. Sur le plateau de Langres, produire de l’alimentation devient compliqué. Les cultures de printemps ne prospèrent qu’une année sur trois. Le développement des circuits courts est inenvisageable dans une région très peu peuplée, 4 habitants au km2. »

En revanche, une ligne électrique qui devrait monter en puissance, ainsi que des conduites de gaz offrent des opportunités locales. Après avoir contacté de multiples opérateurs, les agriculteurs ont choisi de participer à un projet de démonstrateur agrivoltaïque avec Total­Energies. D’une surface de 4,6 ha, il présente une puissance de 246 kWc.

À lire aussi : Photovoltaïque, Total mise sur les terres agricoles (10/04/2020)

Des panneaux bifaciaux

Entre les 14 rangées de panneaux verticaux et bifaciaux, seront implantés du blé, de l’orge d’hiver, de la luzerne, des lentilles et du lavandin. 4 000 pieds seront plantés en collaboration avec un voisin apiculteur.

« Nous partons dans une conduite en bio, sans cahier des charges, précise Jean-Philippe. Des bandes enherbées mellifères favorables aux auxiliaires de culture ainsi que des bandes témoin en plein champ sont prévues. »

Le rôle que jouent les panneaux sur les cultures (protection contre le gel, l’ensoleillement, le vent…) sera observé dans le cadre d’un partenariat réalisé avec la coopérative Dijon Céréales, la chambre d’agriculture, TotalEnergies, Agrosolutions et AgrOnov.

Si les conclusions, attendues d’ici six ans sont positives, la centrale pourrait être développée à plus grande échelle sur l’exploitation.

À lire aussi : Consommer sa propre électricité pour une meilleure rentabilité (06/09/2021)

Anne Bréhier

Première en France

Premier projet installé en France avec la technologie allemande Next2Sun, la centrale agrivoltaïque de Channay devait être inaugurée le 21 octobre en présence de représentants de TotalEnergies. Propriétaire des panneaux, il verse une indemnité pour disposer de la parcelle.

Imprimer Envoyer par mail Commenter
En direct
Afficher toutes les actualités

Cet article est paru dans La France Agricole

Transmission & Patrimoine : tous les conseils pour passer le relais !