"Nous nous orientons vers une nette baisse de la production de pulpes déshydratées (1) pour la campagne qui s'ouvre, avec moins de 1 million de tonnes, estime Timothé Masson, du service de l'économie de la CGB (Confédération générale des planteurs de betteraves). En effet, plusieurs unités de déshydratation n’ont pas pu ouvrir à cause de la hausse du prix du gaz."

"ll y aura donc une majorité de pulpes surpressées (2) sur le marché, environ 3 millions de tonnes, poursuit-il. La demande sera toutefois suffisante car ces dernières sont de plus en plus utilisées en méthanisation (30 %). Le reste (70 %) part en élevage en remplacement du maïs. Quand on voit le cours de la céréale, il est logique que la valeur des pulpes surpressées augmente. Leur prix devrait progresser de 20 à 25 % cette année."

"Le prix de la pulpe déshydratée atteint, au 20 octobre, 330 €/t pour cette campagne contre 200 €/t en 2021, mais avec de petits volumes. En 2020-2021, la compensation au titre de la pulpe était de 2,50 €/t de betteraves (moyenne France). Elle est passée à 3,10 €/t en 2021-2022 et est attendue autour de 4 €/t en 2022-2023). Ces coproduits, propriété du planteur, sont donc un élément très constitutif du prix de la betterave sur la campagne qui arrive. A terme, il ne devrait pas y avoir de baisse de tension sur le marché de la pulpe."

(1) 88 % de matière sèche.

(2) 25 à 28 % de matière sèche.