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Emmanuel Macron en campagne

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L’Odyssée du végétal se voulait pédagogique, avec un escape game. Il s’agissait de trouver des indices pour passer d’une pièce à l’autre dans un temps imparti. Une édition très réussie ! © C. Faimali/GFA

À la rencontre des filières et des visiteurs dès l’ouverture du salon, le 23 février, le chef de l’État a multiplié les attentions.

Aux éleveurs pyrénéens, il a promis une meilleure régulation du loup et le prélèvement des ours au comportement prédateur. Face à une mère et à son fils de l’Aveyron sur le point d’entrer dans le métier, il a parlé de prêts d’honneur et d’une loi foncière « à venir » (lire l’encadré ci-contre). À un agriculteur des Deux-Sèvres l’apostrophant sur le retard de paiement des mesures agroenvironnementales et climatiques (MAEC), il a annoncé des dispositifs d’accompagnement.

Un salon moins tendu

Plus largement aux agriculteurs français, le chef de l’État a promis une Pac plus protectrice, avec une réserve de crise pluriannuelle et des plans de filière à l’échelle européenne. Le Président est en campagne. Il veut faire de l’agriculture « un actif stratégique » pour faire face aux grandes puissances, et placer les producteurs au centre. « On se rend compte qu’il est de bonne volonté mais qu’il semble mal entouré, a commenté Daniel, un éleveur de bovins. Il faut peut-être juste réinjecter de la ruralité à l’Élysée. » Un discours qui contraste avec les sifflets et les vifs échanges qui ont ponctué la visite présidentielle de l’an passé.

Cette année, le Sia se déroule dans un climat moins tendu. Pour les filières, l’heure est aux premières conclusions des négociations commerciales avec la grande distribution. Alors qu‘Emmanuel Macron a distribué les bons points au secteur laitier et de la volaille, ce ne fut pas le cas pour la filière viande bovine. « Pourquoi la viande française n’est pas mangée ? C’est à cause de la filière, qui doit se restructurer. Moi, je ne m’appelle pas Monsieur Bigard. Ce n’est pas le gouvernement qui doit le faire, c’est la filière », soutient le chef de l’État. Avant de s’adresser à un jeune éleveur de vaches allaitantes : « Faites pression sur votre filière. Il faut qu’il y ait des produits qui correspondent à la demande. »

Enfin, le salon ne perd pas sa dimension populaire. Cette année encore, le public est venu en nombre notamment dans le hall 1 où séjournent les animaux au contact du monde rural et agricole, trop souvent méconnu.

La rédaction

Le concours général agricole fait la part belle aux animaux, à l’instar de Du Louvion Harlinda, grande championne prim’holstein. © J. Pezon/GFA
Loi foncière en approche

Lors de son discours d’inauguration du salon international de l’agriculture du 23 février 2019, Emmanuel Macron a annoncé qu’une loi foncière serait prise pour faciliter l’accès des jeunes agriculteurs au foncier. Si le Président n’a rien dévoilé de son calendrier, le ministère de l’Agriculture s’est engagé, lors de sa rencontre avec les représentants syndicaux le 11 février, à entamer les travaux à la fin de l’année.

Lors de sa visite, Emmanuel Macron a incité les éleveurs de bovins viande à « faire pression sur la filière » pour des produits qui « correspondent à la demande ». © Jean Michel Nossant
À 23 ans, Arthur Boulet, élève en certificat de spécialisation en conduite d’élevage ovin au CFAA du Lot, a remporté les 14e Ovinpiades. © J.-M. Nossant
Lors de la vente aux enchères des limousines de boucherie Blason Prestige, le prix de vente moyen a atteint le record de 10 550 €. © J. Chabanne
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Cet article est paru dans La France Agricole

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