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« Nous travaillons avec sept paysagistes. Tous les jours, nous recevons en moyenne 4 à 5 petits camions que vous mélangeons au fumier », explique Thierry Bel, associé du Gaec des Noyers à Saint-Geoire-en-Valdaine (Isère). Cette organisation s’est faite grâce au bouche-à-oreille, et même les voisins y participent. « Tous les particuliers qui le souhaitent peuvent nous amener la tonte de leur pelouse. » De quoi arranger les plus éloignés des déchetteries. Cet apport progressif de matière solide permet de mélanger le compost plusieurs fois par jour. « Cela nous permet d’économiser un retournement d’andain lorsque nous stockons au champ, se réjouit Thierry. Au lieu de 3, nous n’en faisons que 2. »

Structure simple et propre

La construction de l'espace de compostagea été réfléchie en conséquence de cette organisation : le fumier est placé sur une pente inversée, constituée de trous qui évacuent le lisier. Ainsi, la dallesur laquelle les particuliers et professionnels déposent leurs déchets verts reste toujours propre. « L’odeur n’est pas forte.En effet, les jus sont évacués vers une fosse à lisier grâce à des trous disposés sur la plateforme. »

Le stockage en hauteur permet aux associés du Gaec des Noyers d’accumuler beaucoup de matière pour favoriser la fermentation. « Ensuite, grâce à cette méthode, nous pouvons stocker au champ. » Une pratique que Thierry ne pouvait pas se permettre lorsque le fumier était trop liquide.

« Pas de diffusion d’espèces non désirées »

Y a-t-il un risque de voir apparaître des haies ou des plantes parasitesau milieu des champs ? Robinson Stieven, conseiller à la chambre d’agriculture départementale de l’Isère, se veut rassurant. « La fermentation transforme tout. Il n’y a aucun risque de diffusion d’espèces non désirées au moment de l’épandage. » Le Gaec n’achète pas d’engrais de fond et concilie cette pratique du compostage au semis direct.