Le mardi 10 mars 2026 sur Euronext, la tonne de colza clôturait à 501,00 € (–13,00 € par rapport à la clôture précédente) sur l’échéance de mai et à 483,75 € (–12,25 €) sur l’échéance d’août.
« Le recul des prix du pétrole, après les plus hauts traités lundi [9 mars], a pour effet direct de détendre également les prix des autres matières premières », explique Argus Media dans sa lettre du 11 mars. Le cabinet souligne aussi la remontée de la parité euro/dollar au-dessus de 1,16, ce qui « entraîne de forts mouvements d’ajustement des prix. »
À Chicago, les cours du soja ont clôturé en hausse de 5 à 7 cents par boisseau le 10 mars. « L’optimisme a soutenu les marchés avant la rencontre ce week-end à Paris entre le secrétaire d’État [américain] Bessent et ses homologues chinois, estime Sitagri dans son brief du 11 mars. Cette rencontre précède celle entre Trump et Xi prévue plus tard ce mois-ci. »
Pétrole : les cours évoluent « au gré de l’actualité »
Sitagri relaye que « l’Administration de l’information sur l’énergie (Energy Information Administration, EIA) souligne dans son rapport mensuel sur les perspectives à court terme que le cours du pétrole Brent restera supérieur à 95 dollars le baril au cours des deux prochains mois en raison du conflit au Moyen-Orient. »
Durant la journée du 10 mars, les cours du pétrole « ont marqué hier un net mouvement de repli », note Argus Media. Ils se sont ensuite « stabilisés au-dessus de 86,50 $/b pour le WTI à New York et 91,50 $/b pour le brent à Londres. » Au matin du 11 mars, ils marquaient un nouveau repli « de l’ordre de –2,50 % pour ces deux produits ». Les cours évoluent « au gré de l’actualité et des annonces », commente le cabinet.
Ce mercredi 11 mars, peu avant 11h00 sur Euronext, la tonne de colza se négociait à 510,50 € (+9,50 €) sur l’échéance de mai et à 491,50 € (+7,75 €) sur l’échéance d’août.
« Pas d’élan à attendre » du rapport de l’USDA
Le 10 mars, le ministère américain de l’Agriculture (USDA) a laissé quasiment inchangé ses estimations mensuelles sur l’état de l’offre et de la demande en graines. Seules les importations américaines de soja sont légèrement revues un peu à la hausse, mais les perspectives d’exportations restent stables, à 42,86 millions de tonnes pour la campagne en cours. « On sait très bien que c’est aujourd’hui le Brésil qui va faire les exportations » mondiales de soja, note Damien Vercambre, du cabinet Inter-Courtage, auprès de l’AFP.
Il résume : « Il n’y a pas d’élan à attendre de ce bilan, donc (le marché) laisse la main à la géopolitique, comme depuis une bonne semaine. »