Vendredi 20 février 2026 sur Euronext, la tonne de blé clôturait à 197,00 € (+3,25 € par rapport à la clôture précédente) sur l’échéance de mars et à 199,00 € (+4,00 €) sur celle de mai. La tonne de maïs terminait la séance à 191,75 € (+2,00 €) sur l’échéance de mars et à 192,25 € (+2,00 €) sur l’échéance de juin.
« Chose rare depuis de très nombreux mois, la semaine dernière s’est achevée dans une fermeté notable sur le marché des céréales », commente Argus Media dans sa note quotidienne diffusée ce lundi 23 février 2026. Le cabinet explique que « les fonds [monétaires] mènent la danse », à Paris comme à la Bourse de Chicago, rachetant « massivement leurs positions shorts face à la multiplication des risques climatiques et géopolitiques ».
Dégradation des conditions de culture en France
Ce lundi 23 février, vers 11h25 sur Euronext, la tonne de blé s’affichait toutefois à 195,50 € (–1,50 €) sur l’échéance de mars et à 197,55 € (–1,75 €) sur celle de mai. La tonne de maïs se présentait à 189,25 € (–2,50 €) sur l’échéance de mars et à 191,00 € (–1,25 €) sur l’échéance de juin.
En France selon l’observatoire Céré’Obs de FranceAgriMer, les conditions de culture se dégradent. Au 16 février 2026, 88 % des blés tendres étaient considérés comme étant dans de « bonnes à très bonnes » conditions (–3 points en une semaine). À la même date, ce taux était de 84 % pour l’orge d’hiver (–4 points en une semaine).
Les inondations menacent le potentiel des cultures (19/02/2026)
L’Ukraine a terminé sa récolte de maïs
Dans une analyse publiée le 20 février, La Coopération Agricole métiers du grain précise qu’à la mi-février, les conditions climatiques en Ukraine « sont devenues favorables pour moissonner les dizaines de milliers d’hectares de maïs qui n’ont pas pu être récoltés l’automne passé ». Finalement, « les pertes semblent limitées », alors qu'« au mois de décembre dernier, 8 % de la production était encore sur pieds. ». Le pays termine ainsi sa moisson « avec 4-5 mois de retard ».
En ce qui concerne le blé de la zone mer Noire, La Coopération Agricole métiers du grain souligne qu’un « froid polaire » touche l’Ukraine et la Russie. « Des cultures de blé ont probablement été détruites. » Elle estime toutefois que les risques climatiques « n’ont pas d’incidence sur la structure des bilans » mondiaux.